Absent du territoire français pendant plus de soixante ans après son extermination dans les années trente, le loup est revenu naturellement en France en 1992. Sa présence dans le Pilat, confirmée depuis l’été 2025, a ravivé les craintes. La LPO-Loire et FNE-Loire tiennent à replacer cette réalité dans son contexte : l’OFB recense 1 082 individus sur l’ensemble du territoire national en novembre 2025, un chiffre stable depuis trois ans. Dans le Pilat, seuls deux loups ont été officiellement identifiés.
À titre de comparaison, l’Italie en compte plus de 3 000, trois fois plus qu’en France, sans que cela n’ait jamais donné lieu à la moindre attaque sur un être humain. Ce constat vaut également pour l’Espagne. En trente-quatre ans de coprésence sur le sol français, le bilan est identique : zéro agression humaine.
Des outils renforcés pour les éleveurs
La législation européenne et française a récemment évolué, faisant passer le loup du statut d’espèce strictement protégée à celui de simple espèce protégée. Ce changement ouvre de nouveaux droits aux éleveurs : chiens de protection, clôtures électriques, dispositifs effaroucheurs, indemnisations et, sous conditions strictes, tirs d’effarouchement voire tirs létaux de défense encadrés par arrêté préfectoral.
Les randonneurs peuvent continuer à se promener sereinement
Les deux associations le rappellent sans ambiguïté : le loup est avant tout un prédateur de grands ongulés sauvages, chevreuils, sangliers, cerfs, chamois. Les précautions à prendre concernent exclusivement les éleveurs pour la protection de leurs troupeaux. Promeneurs et randonneurs peuvent continuer à arpenter les sentiers du Pilat sans crainte.


