Les cortèges passent, les entrepreneurs restent. Depuis les manifestations des 17 et 24 octobre à Saint-Étienne, des artisans locaux — vitriers, menuisiers, sociétés de nettoyage — ont été sollicités par des commerçants pour poser des barricades, remplacer des vitres brisées et remettre en état les devantures touchées. Résultat : certaines de ces entreprises auraient vu leur activité bondir fortement au cours des deux dernières semaines.
Des artisans débordés, des commerçants à la caisse
Pour les entreprises mobilisées, ces événements représentent une opportunité commerciale inattendue. Selon les informations disponibles, plusieurs d’entre elles indiquent une augmentation sensible de leur chiffre d’affaires depuis les deux manifestations. Menuisiers sollicités pour barricader les vitrines, agents de nettoyage dépêchés pour effacer les traces laissées sur la voie publique et aux abords des commerces : le spectre des interventions est large.
Côté commerçants, le tableau est nettement moins réjouissant. Pour les indépendants, faire appel à ces prestataires représente un coût important, sans nécessairement bénéficier des mêmes protections ou remboursements qu’une grande enseigne. Certains ont dû intervenir à deux reprises en l’espace d’une semaine, multipliant d’autant les dépenses.
Une réalité économique qui dépasse le symbole
Au-delà des images de rues dégradées, ces manifestations ont donc eu des conséquences économiques concrètes et contrastées pour le tissu local : bénéfiques pour une partie de l’artisanat stéphanois, coûteuses pour les commerces de proximité qui ont subi les dommages. Le nombre précis d’entreprises et de commerçants concernés, ainsi que le coût moyen des travaux, restent à établir plus précisément.

