Masque ou pas masque ? La réouverture des salles de sport en détails

Le 9 juin, nous profiterons de la réouverture des salles de sport. Mais sous quelles conditions ? Le protocole sanitaire a été dévoilé par le gouvernement. 42info.fr vous présente les mesures.

Dans les grandes lignes, l’ancien protocole pour la réouverture des salles de sport

Jusqu’au 30 juin, les anciennes règles seront de retour : marquage au sol, aération des locaux, distribution de gel hydroalcoolique, vestiaires limités, désinfection régulière du matériel, masque obligatoire durant les déplacements dans l’établissement, distanciation sociale…

Comme tous les autres lieux au 9 juin, la jauge d’accueil sera de 50%.

Ce protocole, connu des usagers, va donc être repris afin de limiter les clusters en salle de sport.

La question du masque sportif

Nous avions fait l’écho de “masques sportifs” vendus par Decathlon, notamment. Suscitant l’espoir d’une profession pour une réouverture anticipée, les masques sportifs ne devraient pas être obligatoire pendant la pratique sportive. Bonne nouvelle pour les gérants de salles de sport qui craignaient une fuite des clients, si le masque leur était imposé.

Une réservation pour la réouverture des salles de sport

Afin de faire respecter la jauge, il est possible que les salles de sport soient obligés de mettre en place un système de réservation de créneaux, notamment comme chez Basic-fit au premier déconfinement. Cette question n’a pas été tranchée actuellement.

Les aides maintenues pour les gérants et propriétaires ?

Fitness Park emploie environ un millier de personnes, et a subi la crise de plein fouet. “On a largement augmenté notre dette, car il a bien fallu continuer à payer les salariés qui n’étaient pas au chômage partiel. Nous avons aussi des loyers très importants : plus de 25 000 euros par mois et par club.” En 2019, le chiffre d’affaires du groupe dépassait 200 millions d’euros : “On en a perdu 50% à 60%”, révèle Philippe Herbette, le PDG du groupe.

Le gouvernement vient d’annoncer un maintien des aides, de manière dégressive, pour les entreprises sinistrées, notamment les salles de sport. “C’est mieux que rien”, estime le dirigeant, qui regrette notamment que ces aides soient “insuffisantes” pour son secteur. “La situation financière va rester très tendue”, estime-t-il. Des salles vont-elles mettre la clé sous la porte ? “Oui, des indépendants, très probablement”, répond Philippe Herbette.

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