Montbrison : un chien par­ti­cu­liè­re­ment dangereux



Un chien de carac­tère agres­sif avait tué un autre chien à Feurs. Ce labra­dor avait déjà mor­du un homme et en sep­tembre 2017, il a déchi­que­té le poi­gnet d’un pas­sant à Montbrison. Il était tel­le­ment violent qu’il a dû être euthanasié.

La jeune pro­prié­taire de 19 ans risque très gros. Dans la salle du tri­bu­nal, la vic­time tente de lever la main pour dire « je le jure ». Il a bien du mal. Son poi­gnet est défor­mé par la mor­sure et les doigts sont trem­blants. « Je ne peux plus faire de la moto, ma grande pas­sion. Impossible pour moi de ser­rer le frein ». Il se bala­dait rue Saint-Jean lorsqu’il a croi­sé ce chien de plus de 40 kilos. L’animal est agres­sif. Il tire sur sa laisse. La jeune pro­prié­taire de 19 ans de ce croi­sé labra­dor-braque a bien du mal à le rete­nir. I ‘ani­mal est tel­le­ment mus­clé qu’il va cas­ser sa laisse. Malheureusement pour la pro­prié­taire, il n’avait pas de muse­lière ce jour-là. Le chien a été eutha­na­sié car ce n’est pas la pre­mière fois qu’il se com­porte avec une grande violence.

Le pre­mier pro­prié­taire du chien n’a pu le gar­der que deux semaines

Pour l’homme agres­sé, c’est quatre mois d’ITT. Il ne peut plus se ser­vir de sa main dans les tâches de tous les jours. Il est han­di­ca­pé à vie. La jeune femme de 19 ans n’a pas sou­hai­té prendre un avo­cat. De toutes façons , elle n’a pas grand-chose à rajou­ter sur les faits. « J’ai tout dit aux gen­darmes, je ne m’attendais pas à quelques chose d’aussi grave. Avec moi, ce chien était calme ». L’avocat de la vic­time appuie sur le mal qui est fait « Mon client souffre de démi­né­ra­li­sa­tion osseuse, les méde­cins pré­voient une greffe. La pré­ve­nue savait bien que si le chien s’excitait, elle n’était pas en capa­ci­té phy­sique de le rete­nir. Au tri­bu­nal, on se rend bien compte que ce chien était vrai­ment dan­ge­reux. Il était conti­nuel­le­ment dans l’attaque lorsque qu’il ren­con­trait quelqu’un qu’il ne connais­sait pas. Le pre­mier pro­prié­taire n’a pu le gar­der que deux semaines. La jeune femme écope d’un mois de pri­son avec sur­sis, inter­dic­tion pour elle de pos­sé­der un chien pen­dant trois ans et elle devra indem­ni­ser la victime.



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