Réunie mardi 3 mars à Saint-Étienne, l’UD CGT Loire a officiellement lancé sa campagne d’interpellation des candidats aux municipales 2026. La démarche, déclinée localement depuis une initiative nationale, cible les 70 communes les plus peuplées du département. Premier acte politique fort : le Rassemblement national n’a pas reçu le courrier. Le syndicat estime que les listes d’extrême droite ne constituent pas des interlocuteurs légitimes sur la question des services publics.
Les services publics au cœur du projet
La défense des services publics de proximité constitue le fil rouge de la lettre. La CGT tire la sonnette d’alarme sur l’état des collectivités territoriales, fragilisées par des années de réduction budgétaire, une précarisation croissante de la fonction publique territoriale et un recours grandissant à la sous-traitance. Le syndicat réclame la titularisation des agents contractuels, un investissement renforcé dans la formation et le refus de toute logique d’externalisation.
Sur le volet logement, le syndicat exige le respect strict de la loi SRU et un encadrement du développement des résidences secondaires et des meublés touristiques. Sur la gestion de l’eau, la CGT plaide pour un retour en régie publique, avec une tarification sociale et une mutualisation à l’échelle intercommunale. Sur les mobilités, un maillage territorial renforcé et une tarification sociale obligatoire sont réclamés pour mettre fin aux zones non desservies.
Santé, éducation, culture : un cahier des charges exhaustif
La lettre aborde également l’accès aux soins, avec une demande de développement de centres municipaux de santé sans reste à charge pour les patients. L’éducation publique, laïque et gratuite est présentée comme une priorité. Les budgets associatifs, l’offre culturelle et sportive de proximité, ainsi que les structures d’accueil pour la petite enfance et les personnes âgées complètent un cahier des charges volontairement complet.
Le dernier volet de la lettre est peut-être le plus politique. La CGT demande à chaque candidat de s’engager publiquement à ne nouer aucune alliance avec des listes ou candidats d’extrême droite, ni au premier ni au second tour. La lettre a été rendue publique afin de permettre aux habitants de la Loire de mesurer les engagements pris par leurs futurs élus. Le syndicat annonce qu’il sera attentif aux réponses reçues dans les prochaines semaines.


