Noël à STEEL : « il faut de l’unité avec le centre-ville »

Après presque quatre semaines de fer­me­ture, les com­merces non essen­tiels rouvrent ce same­di 28 novembre avec un pro­to­cole sani­taire renforcé. 

Steel, cette année, ne fera pas de mar­ché de Noël mais va déco­rer son site. « On s’est posé la ques­tion. Est-ce qu’on met les déco­ra­tions de Noël ? Pour la magie de Noël, ce serait dra­ma­tique de ne pas le faire » explique son direc­teur Josselin Durand. 

Seules les ani­ma­tions théâ­tra­li­sées n’auront pas lieu. La direc­tion du centre com­mer­cial appelle à une uni­té et demande que tous soient unis. La divi­sion doit s’arrêter.

Aujourd’hui, pour l’ouverture des bou­tiques à Saint-Étienne, ce que les gens veulent c’est pen­ser à leurs cadeaux de Noël, « donc on va offrir tous les jours sur les réseaux sociaux un cadeau et une carte cadeau à Steel » annonce le direc­teur Josselin Durand , un calen­drier de l’avent digitalisé.

Afin d’inviter les habi­tants à retrou­ver en cette période morose l’esprit de Noël, le centre com­mer­cial a ins­tal­lé son garage du père Noël avec des cou­leurs et des lumières fes­tives (à retrou­ver en vidéo ci-des­sous). Retrouver le plai­sir de vivre tout en res­pec­tant les gestes barrières.

 

Tous unis pour Noël à Saint-Etienne

Malgré un contexte par­ti­cu­liè­re­ment trouble et char­gé en cette période de crise sani­taire qui accroît la moro­si­té ambiante en plom­bant le moral des Français, des com­mer­çants pug­naces mènent le com­bat avec opti­misme et déter­mi­na­tion. C’est le cas de Steel mais aus­si des com­mer­çants des centres-villes de la Loire.

Ici tous unis pour un seul objec­tif. Que les clients reviennent, que l’économie redé­marre et que les fêtes soient là quand même. La direc­tion de Steel prend avec grand sérieux les demandes du gou­ver­ne­ment : « On a des allées qui sont extrê­me­ment larges, nous sommes aérés, en exté­rieur. Même si on devait être à 10 mètres car­rés par per­sonne, on les aurait si besoin. La dis­tan­cia­tion est là, et on va la res­pec­ter ».

 

La prio­ri­té à Steel c’est la santé

Pour le direc­teur de Steel : « La prio­ri­té c’est la san­té. A Steel, on met tout en œuvre pour que les règles soient res­pec­tées ». Mais les com­merces doivent rou­vrir. Il ne faut pas oublier que Steel c’est 800 emplois. C’est un inves­tis­se­ment de 160 mil­lions d’in­ves­tis­se­ment privés.

« Il y a des gens qui viennent de Clermont-Ferrand, de Vienne, de Roanne, de toute la Haute-Loire pour Steel. » explique le direc­teur de Steel. 

Une habi­tude qui n’existait pas avant. « Ma ques­tion : com­ment on fait pour faire rayon­ner les per­sonnes qui ne venaient plus à Saint-Étienne, pour les faire reve­nir en centre-ville ? » annonce le direc­teur. La réponse est faite. Une uni­té dans les com­merces de la Loire. Travailler avec le centre-ville. Mettre en avant les talents. Travailler main dans la main et ne pas se faire la guerre. « Il y a des talents en centre-ville et ailleurs, je ne veux que leur don­ner la parole à Steel » indique Josselin Durand. « C’est pour ça que je pense qu’une ville doit être dotée de plein d’équipements ».

 

Les com­mer­çants du centre-ville rassurés

Il y a une uni­té dans l’adversité. Tous les acteurs de l’économie sont concer­nés par ce qui se passe en ce moment. Et il n’est pas ques­tion de res­ter divi­sés. Le direc­teur du centre com­mer­cial annonce que « Steel a ouvert et ensuite les com­mer­çants du centre-ville ont été ras­su­rés rapi­de­ment. On avait enten­du qu’ils ne vien­draient jamais nous voir et fina­le­ment, ils sont venus, et ils ont trou­vé que ce n’était pas la même chose que le centre-ville ». Il n’y avait pas moins de monde dans le centre-ville de Saint-Étienne après l’ouverture de Steel. C’est ce qu’a confir­mé le vice-pré­sident de l’association Sainté-Shopping. Ce der­nier avait dit : « qu’il n’y avait pas de baisse de fré­quen­ta­tion consta­tée dans le centre ».

Très vite, les acteurs du com­merce se sont ren­du compte d’une coha­bi­ta­tion pos­sible et aisée. À la direc­tion de Steel on constate que : « c’est deve­nu déten­du et apai­sé » et ajoute « Il y a eu une conven­tion qui s’est signée avec le centre-ville ». On ima­gine des ten­sions qui n’existent pas. « On est dans la même ville, il y a 44% de com­merces indé­pen­dants à Steel » (NDLR : Franchisés et com­merces indé­pen­dants inclus). Tous les com­merces font vivre des familles. « Quelle est la dif­fé­rence entre un indé­pen­dant à Steel et en centre-ville ? Il n’y en a pas, ce sont les mêmes pro­blé­ma­tiques. »

 

 Des indé­pen­dants ont inves­ti à Steel Saint-Étienne

Ils sont nom­breux les petits com­merces à croire en Steel : Captain Donuts qui a mis son argent en jeu pour s’installer à Steel, mais aus­si les maca­rons Deville qui ont choi­si de venir ici. Styl Optique y inves­tit. « Ils ont tous mis leurs éco­no­mies en jeu. » indique Josselin Durand.  « Il y a des gens der­rière tout ça. Ce n’est pas parce qu’ils sont à Steel qu’ils ne sont pas com­mer­çants indé­pen­dants. Et c’est aus­si grâce a eux que l’économie locale de la ville ira mieux. Et c’est grâce à tout ce monde que le centre-ville pour­ra en être plus fort.

 

Steel, une vitrine pour les talents de la Loire

On peut ima­gi­ner mettre des talents du centre-ville à Steel. Mettre aus­si les petits com­merces en avant. Il y a des pépites dans notre dépar­te­ment et il est pos­sible de leur offrir une vitrine ici. « On l’oublie pour des guerres de cha­pelle » explique Josselin Durand. Cela n’apporte rien à la dis­cus­sion. « Le seul mot qui doit res­ter de tout ça,c’est UNITÉ. Tout le monde s’accorde à dire qu’on est tous dans le même bateau ». En rajou­tant que « la divi­sion est très ven­deur» et notam­ment dans la presse. Ça donne un aspect hol­ly­woo­dien, chaud et ça amène le public à venir lire. Même 42info peut dire que la divi­sion fait vendre. C’est ce que fait la presse écrite locale, comme les sites d’actualités digi­taux. Mais « pour un ter­ri­toire, il faut à tout prix de la cohé­sion» dit Josselin Durand. Il mar­tèle ceci: « être utiles, cohé­rents, unis et tra­vailler ensemble. De cette uni­té, vont naître des choses incroyables ». Pour la direc­tion de Steel, on a cris­tal­li­sé une peur du centre com­mer­cial, voire une haine par­fois alors que le but n’est pas là. L’équipe conti­nue de tra­vailler pour que la Loire, Saint-Étienne et les com­merces aillent mieux. Finies les divi­sions, place à cette uni­té qui va faire avan­cer l’ensemble des acteurs de l’économie.

 

Un extrait des décos à Steel :

 

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