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Les faits se sont déroulés entre le 16 et le 23 janvier 2026, quelques semaines après la naissance de leur fille le 14 décembre dernier. Le prévenu était pourtant sous contrôle judiciaire depuis le 18 août précédent, avec interdiction de contact et mesure d’éloignement suite à des faits similaires. Malgré ces restrictions, il continuait à voir sa compagne lors de visites à leur enfant de six semaines.
Des violences devant le nourrisson
Le 16 janvier, la victime dépose sa troisième plainte contre son conjoint. Elle relate avoir été tirée par les cheveux, soulevée puis jetée au sol avant que son compagnon ne lui serre violemment la mâchoire, le tout sous les yeux de leur bébé. Ces blessures ont entraîné trois jours d’incapacité totale de travail (ITT).bLa présidente du tribunal a souligné que les conclusions du rapport médical étaient correspondantes et fidèles aux déclarations de la plaignante.
Une version contestée mais démentie par la médecine
Face aux juges, l’homme conteste toute violence physique : « Elle s’est blessée seule », affirme-t-il, tout en reconnaissant lui avoir proféré des insultes. Cette version n’a pas convaincu le tribunal au regard des éléments médicaux probants. Le 22 janvier, le prévenu revient au domicile prétendument pour « rendre les affaires du nourrisson », accompagné de son frère. Il est interpellé par la police qui découvre un couteau Opinel dans sa poche, constituant une infraction supplémentaire.
Des réquisitions sévères face au non-respect du contrôle judiciaire
La procureure a requis 24 mois de prison, dont huit avec sursis probatoire, ainsi qu’un suivi psychologique et addictologique, insistant sur le manquement au contrôle judiciaire. L’avocate de la partie civile a souligné « l’incapacité du prévenu à contrôler ses émotions » et le fait « qu’il en veut à la victime d’avoir porté plainte ». Elle réclamait 3 955 euros de dommages et intérêts pour sa cliente, plus 500 euros pour l’enfant.
Une condamnation ferme assortie de multiples obligations
Le tribunal a prononcé une peine de 24 mois de prison, dont 12 avec sursis probatoire pendant deux ans. Le maintien en détention a été ordonné, accompagné d’obligations de travail et de soins psychologiques et addictologiques. Le condamné se voit interdire tout contact avec la victime, l’accès à son domicile et la présence dans le département de la Loire. Une interdiction de port d’arme de cinq ans complète le dispositif. Les juges n’ont toutefois pas retenu le retrait de l’autorité parentale, permettant au jeune homme de conserver son droit parental. La victime obtient 1 500 euros de dommages et intérêts, tandis que 500 euros sont alloués pour leur fille.

