En 2005, René Mandri avait 21 ans et courrait sous les couleurs de l’Ecsel, le club stéphanois. Cette saison-là, il réussit le doublé GP Saint-Étienne, Tour du Pays Roannais, avant de passer professionnel l’année suivante chez Auber, puis AG2R de 2007 à 2010. Un tremplin dont il garde une mémoire précise, notamment sa victoire au sprint sur le GP Saint-Étienne après une attaque au col de la Gachet vers Saint-Christo, avec une gestion des crampes à la clé.
Son choix de rejoindre Saint-Étienne plutôt que le CR4C de Roanne tient à une anecdote savoureuse : face aux atermoiements roannais, c’est la clarté de la proposition stéphanoise qui a emporté sa décision. Il savait aussi que l’Ecsel, proche d’AG2R, avait déjà lancé des coureurs estoniens vers le professionnalisme.
De retour en 2013, puis directeur sportif
Revenu sous les couleurs stéphanoises en 2013, René Mandri a ajouté une victoire d’étape sur le Tour du Pays Roannais, à quelques kilomètres de chez son directeur sportif de l’époque, Maxime Larue. Il reste à ce jour le dernier coureur de l’Ecsel à avoir remporté le GP Saint-Étienne.
Aujourd’hui directeur sportif de NSN, Never Say Never, un slogan qui lui correspond, il retrouve cette semaine les routes ligériennes avec sa formation, terminant 19e du contre-la-montre par équipe de Perreux. Peu importe : les pelotons du Tour Auvergne-Rhône-Alpes passent, les souvenirs stéphanois, eux, demeurent intacts.


