Depuis le 1er janvier 2025, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a pris en gestion 756 km de routes nationales pour une durée de cinq ans, dans le cadre d’une expérimentation de décentralisation routière. C’est dans ce contexte que le président Fabrice Pannekoucke s’est rendu au centre d’entretien et d’intervention de Riorges, qui dispose également d’une annexe à Machézal. Le CEI est compétent sur 57 km de nationales, RN7 depuis l’entrée de Roanne jusqu’à l’A89, et RN82, intégralement concernés par le dispositif. Les agents, dont la rémunération reste assurée par l’État, voient désormais la Région piloter les décisions d’entretien et d’investissement sur leur périmètre.
25 agents mobilisés 365 jours par an
Au quotidien, ce sont 25 agents répartis entre Riorges et Machézal qui assurent la gestion des incidents, l’entretien de la chaussée, des accotements et des équipements annexes. Leur parc matériel compte 43 engins. Leur périmètre de responsabilité englobe 59 ouvrages d’art, 11 aires de repos et 28 bassins de traitement des eaux de ruissellement. Une permanence absolue, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Fabrice Pannekoucke a tenu à rappeler lors de sa visite les risques auxquels s’exposent ces professionnels. En 2022, deux agents avaient été fauchés par un véhicule en intervention, un drame qui n’est pas oublié. Le président de Région a profité de l’occasion pour adresser un message direct aux usagers : vitesse excessive et usage du téléphone au volant restent les deux premières causes de mise en danger sur ces axes.
La déviation de la RN7 : quarante ans d’attente, un début en 2027
Le déplacement a également été l’occasion de faire le point sur le projet de déviation de la RN7 entre Saint-Germain-Lespinasse et Mably, un serpent de mer vieux de quatre décennies qui semble enfin sur le point de se concrétiser. Les travaux sont prévus pour démarrer en 2027 sur une déviation de 7,2 km comprenant cinq ouvrages d’art, dont le principal se situe à Mably, au niveau de la zone d’activité de la Demi-Lieue.
Le projet est estimé à 86 millions d’euros au total. Sur la première tranche financière, la Région intervient à hauteur de 1,5 million. La mobilisation globale atteint à ce jour 15 millions, et la préparation de la deuxième tranche est en cours.


