Saint-Chamond : du rififi chez les Ambassadeurs

Rien ne va plus à l’hôtel-restaurant des Ambassadeurs. Dans ce grand établissement étoilé, ça vire au cauchemar. Plainte pour vols, menaces de mort et des employés complètement terrorisés. Depuis le départ des anciens employés, tout le monde est terrorisé dans l’établissement.

En novembre 2018, Jacques et Martine rachètent les Ambassadeurs aux propriétaires, Julien et Célia Thomasson. Ce couple de Marseille s’installe dans la Loire et décident de reprendre l’établissement. « C’est un coup de cœur » raconteront-ils. Ils veulent même faire évoluer l’établissement et ont des projets. Il faut rajouter le nombre de couverts pour atteindre 150 à 200 places dans l’établissement. Ils gardent aussi l’hôtel. Mais dans le quartier, on s’étonne que ce couple de retraités puisse assurer le volume de travail de cet hôtel-restaurant si réputé et qui a une image à tenir.

Les critiques fusent sur internet et on se plaint beaucoup des Ambassadeurs à Saint-Chamond. « Une cuisine médiocre », « déçu par l’assiette », « ne mérite plus ses étoiles ». En 2011 le guide Michelin avait encensé l’établissement, avant de lui enlever son étoile quatre ans plus tard. Mais depuis quelque temps, on parle plus du restaurant au commissariat que dans le guide Michelin. Le nouveau patron Jacques Guigue accuse ses employés de vol et d’assassinat après le décès de son épouse en avril. Mais il y a aussi les employés du restaurant qui se disent terrorisés et qui racontent à la police être menacés de mort par la famille du patron.

La police confirme le suicide

L’histoire débute le 25 mai, le nouveau patron reçoit une convocation judiciaire à Marseille, où il habitait avant son déménagement dans la Loire. On lui signifie qu’il va être incarcéré à la prison des Baumettes suite à une escroquerie. Sa compagne, Martine, très diminuée et fatiguée, se retrouve seule à diriger l’établissement à Saint-Chamond. Le 4 avril elle est retrouvée morte à son domicile. Un suicide ? C’est ce que la police pense. Elle se serait injectéedix stylos d’insuline dans la jambe. Mais son conjoint ne croit pas à ce suicide. Pour lui, ce sont ses employés qui l’ont tuée.

Toujours incarcéré, l’homme est libéré quelques jours pour une permission afin de se rendre au commissariat de Marseille pour porter plainte contre ses employés qu’il accuse de vol et d’assassinat sur son épouse. Mais, pour la justice, c’est bien la thèse du suicide qui est privilégié après l’autopsie. Et pour les employés, c’est l’angoisse continuelle. Ils se disent harcelés par un membre de la famille de leur patron. « J’aimerais te voir handicapé ». Pour deux des employés qui ont porté plainte pour harcèlement, l’histoire n’est pas finie et les employés du restaurant restent sur leurs gardes.