En huit années de mandat, l’élue a déjà initié plus de douze procédures judiciaires pour faire face à diverses formes d’intimidation, incluant des menaces d’assassinat, d’agression sexuelle et d’égorgement. Plusieurs de ces affaires concernaient déjà des graffitis hostiles.
Pour la principale intéressée, ces actes dépassent largement le cadre de simples dégradations urbaines. Elle y voit une campagne d’intimidation personnelle qui perdure depuis une décennie, constituant selon elle une attaque directe contre l’exercice démocratique local.
La municipalité engage également des poursuites
Le maire Les Républicains Axel Dugua a réagi publiquement aux dégradations constatées durant le weekend. Sans mentionner explicitement les menaces visant son opposante politique, l’élu a exprimé sa ferme condamnation sur les réseaux sociaux.
Les forces de police municipale sont intervenues rapidement après la découverte des tags. Les enregistrements des caméras de surveillance ont été immédiatement sauvegardés dans le cadre de l’enquête en cours.
L’adjoint chargé de la sécurité déposera prochainement une plainte au nom de la collectivité pour ces actes de vandalisme.
L’absence de protection juridique pour les opposants
Cette nouvelle affaire rappelle un épisode similaire survenu au printemps 2024. Fin avril, peu après les cérémonies commémorant le génocide arménien, des inscriptions racistes avaient visé les communautés arménienne, grecque et kurde dans l’enceinte de l’établissement Sainte-Marie-la Grand’Grange. Isabelle Surply était également nommément menacée parmi ces graffitis haineux.
Suite à cet incident, le conseil municipal avait adopté à l’unanimité une motion demandant l’extension de la protection fonctionnelle aux conseillers d’opposition. Cette mesure permettrait à la commune de prendre en charge leurs frais de justice lorsqu’ils sont victimes d’attaques liées à leur fonction.
Malgré la transmission de ce vœu au gouvernement, espérant influencer la législation alors en discussion, aucune modification n’a été apportée au dispositif existant. Les élus minoritaires restent donc contraints d’assumer personnellement les coûts de leur défense juridique.

