Saint-Etienne : la colère monte et le tribunal est plein à craquer





C’est un des rares moments de justice où l’on retrouve autant de monde dans la salle de justice. Le tribunal de Saint-Etienne est plein à craquer. Tout débute le 23 septembre quand un homme menace de faire sauter tout un bâtiment avec huit bonbonnes de gaz.

Dans la petite ville de Marlhes, c’est l’effroi. Un homme veut faire exploser tout le bâtiment, avec ou sans habitants. On a échappé à une véritable histoire d’horreur dans la Loire. Tout commence le matin : A 8h40 un huissier et un serrurier viennent pour changer les serrures. L’accusé ne veut pas se retrouver à la rue, car sa femme l’a mis à la porte.

Il devient fou, il est hors de lui. Il ne fait rentrer personne chez lui et menace de faire sauter le bâtiment avec des bouteilles de gaz. A 9h18 : un groupe de gendarmes arrive sur les lieux pour tenter de calmer l’homme en furie. Mais rien n’y fait, le prévenu est en transes. Il ne veut rien savoir. Un négociateur professionnel est envoyé, mais aucun résultat. Un deuxième négociateur arrive. L’homme ne veut rien entendre.



Tout le quartier évacué

A 11h36 : les forces de l’ordre découvrent que le local contient huit grosses bouteilles de gaz et d’autre produits dangereux comme de l’acétone. Sur place, les passant sont paniqués : « je suis avec mes enfants et là, c’est terrible. Mais si ça saute, le souffle va aller jusqu’où ? moi je prends ma voiture et j’emmène mes enfants à 20km d’ici, j’ai bien trop peur ». Les unités spécialisées de la gendarmerie ont pris leurs dispositions pour éviter le pire. Un périmètre de 500 mètres est évacué. Tous les transports scolaires sont annulés ou déviés. Un EHPAD est vite évacué. Voyant la gravité des faits, l’avocat du prévenu, Me Pibarot demande à son client de se rendre. Il n’y a pas d’autre solution, car le fait divers est exceptionnel.

Retour au tribunal

Le juge demande au prévenu des explications suite à la gravité des faits. « Je ne pensais pas que cela prendrait une telle ampleur ». Dans cette affaire il y aurait pu avoir des morts dans le quartier, tout ça à cause d’un homme perdu et en colère. « Je ne suis pas suicidaire », dira t-il , mais le danger est la population à proximité.

Son avocat cherchera par tous les moyens à lui éviter la prison. Mais pas simple avec de tels actes odieux. « Depuis les violences conjugales non encore jugées, sa femme cherche par tous les moyens à le faire chuter et le voir en prison ». A la fin du procès, c’est la stupeur dans la salle. Le prévenu est condamné à trois mois de prison avec sursis. A la sortie, 42info.fr a pris la réaction du public présent « Quelle honte, j’habite à proximité, si les gendarmes n’étaient pas intervenus à temps, on serait peut-être tous morts » raconte Mireille. Du côté de Chantal, même discours « J’ai des enfants, une famille, j’ai ma mère qui habite à proximité. Vous vous rendez-compte s’il avait fait sauter les 8 bouteilles de gaz ? je suis sous le choc ».