Cette intervention s’inscrit dans la droite ligne des craintes exprimées par la préfecture ligérienne après les débordements précédents. Les gendarmes ont frappé fort en confisquant l’ensemble du matériel sonore et d’amplification avant même que la fête ne puisse débuter.
Cette vigilance accrue fait suite aux événements du week-end du 21 juin à Saint-Hilaire-Cusson-la-Valmitte, où 600 fêtards s’étaient rassemblés illégalement. Cette méga-teuf avait nécessité le déploiement de 150 gendarmes, soutenus par un hélicoptère et des équipes cynophiles pour ramener l’ordre.
Un bilan lourd de conséquences
Le rassemblement de Saint-Hilaire-Cusson-la-Valmitte avait laissé derrière lui un tableau peu reluisant des infractions constatées. Les forces de l’ordre avaient dressé pas moins de 54 contraventions pour consommation de stupéfiants, 15 pour port d’arme prohibé, et 13 pour conduite sous l’emprise de drogues. S’y ajoutaient 5 cas de conduite en état d’ébriété, 21 violations du code de la route et 108 infractions aux règles de stationnement municipal. Le tout couronné par 4 interpellations et la saisie de 2 véhicules plus un groupe électrogène.
Face à ces désordres récurrents, le préfet de la Loire a sorti l’artillerie lourde en promulguant un arrêté préfectoral draconien. Depuis le 4 juillet et jusqu’au 1er septembre à 8h du matin, tous les rassemblements festifs musicaux non déclarés sont prohibés sur l’ensemble du territoire départemental. Cette mesure vise les rave-parties, free-parties et teknivals sous toutes leurs formes.
Transport de matériel également visé
L’arrêté ne s’arrête pas à l’interdiction des événements eux-mêmes. Il s’étend également au transport de tout équipement susceptible de servir à ces festivités : matériel de sonorisation, systèmes d’amplification et groupes électrogènes sont proscrits sur l’ensemble du réseau routier et autoroutier ligérien durant cette période estivale.
La préfecture assure que « des contrôles réguliers sont menés par les forces de sécurité intérieure » pour garantir le respect de ces nouvelles dispositions. Cette politique de tolérance zéro vise à prévenir les troubles à l’ordre public, les nuisances sonores, les risques sécuritaires pour les participants et les dégradations environnementales qui accompagnent traditionnellement ces rassemblements sauvages.

