Le Sainté Trail Urbain (STU) change d’échelle. À trois semaines de l’événement, 2 000 coureurs avaient déjà validé leur inscription à l’une des quatre épreuves chronométrées, soit deux fois plus qu’à la même date l’an dernier. La barre symbolique des 5 000 participants, tous formats confondus, n’a jamais paru aussi accessible.
Le contraste avec les années précédentes est net. Après un pic à 2 800 coureurs en 2019, la course a mis du temps à se relever de la période Covid : 1 600 partants en 2024, puis 2 600 en 2025. La dynamique actuelle laisse penser que la manifestation franchira un nouveau palier. Pour mesurer l’ambition, les organisateurs citent volontiers l’exemple de Rennes, dont le trail urbain réunit environ 10 000 inscrits, dans une agglomération à peine plus peuplée que celle de Saint-Étienne (environ 480 000 habitants contre 400 000).

La présentation officielle s’est tenue mercredi 7 octobre au siège du Crédit agricole Loire Haute-Loire, partenaire historique de l’événement depuis sa création en 2011. Derrière le STU se trouve l’Office du mouvement sportif de Saint-Étienne (OMSS), une association née en 2009 qui fédère une centaine de clubs de la ville. À ne pas confondre avec l’Office municipal des sports. L’idée de départ est venue d’un club d’athlétisme local, Le Coquelicot, qui reste l’un des clubs partenaires aux côtés d’Athléform’42 et d’Atousports.
Depuis quelques années, l’OMSS s’appuie aussi sur RP Events, une entreprise ligérienne spécialisée dans l’événementiel et la communication sportive. L’événement conserve néanmoins son identité associative, ce qui explique des tarifs volontairement contenus : de 20 à 50 euros selon la distance et la date d’inscription.
Un dispositif calibré pour 5 000 participants
L’organisation a anticipé la montée en puissance. Après avoir été dimensionnée pour 3 000 coureurs en 2025, l’équipe est cette année prête à en accueillir 5 000. Le nombre de signaleurs reste stable, avec 140 bénévoles de différents clubs chargés de sécuriser les parcours et de gérer les flux. Ce sont les autres postes d’encadrement qui ont été étoffés, avec 300 bénévoles mobilisés au total.
Le financement suit la même courbe. Une trentaine de partenaires privés soutiennent l’édition 2026, soit une dizaine de plus qu’en 2025. Le Crédit agricole et Intersport figurent en tête de liste. Leur engagement prend des formes variées : aide financière, logistique, ravitaillement. Pour 2027, les organisateurs comptent leur demander un effort supplémentaire, en échange d’une visibilité nettement plus large.
La Ville de Saint-Étienne, désormais dirigée par une nouvelle équipe municipale, a confirmé son appui. Les enjeux de cohésion locale, d’attractivité et de promotion du sport-santé, déjà portés par la majorité précédente, sont perçus comme des priorités. La collectivité a aussi pris acte d’une limite : la salle omnisports, actuel point de ralliement, deviendra trop étroite si l’affluence continue de croître.
Samedi 31 octobre : marches, course des Matrus et Halloween Run
Depuis l’an dernier, le STU se déroule sur deux jours. Le samedi joue le rôle de préambule festif, avec un programme ouvert à tous.
- Course des Matrus : gratuite et réservée aux enfants de 3 à 10 ans, sur des distances de 0,3 à 1,2 km, à partir de 16 h au parc François-Mitterrand.
- Deux marches de 7 et 15 km, pour ceux qui préfèrent découvrir la ville à pied.
- Halloween Run : une boucle de 5 km non chronométrée, à parcourir déguisé, avec départ à 18 h de la salle omnisports. L’inscription coûte 15 euros.
La Halloween Run est confiée à 1909, spécialiste stéphanois de l’escape game. Elle intègre des « zones de terreur », accessibles dès 10 ans. Pour sa première édition, elle avait séduit 500 participants. Les organisateurs espèrent doubler ce chiffre et cherchent des bénévoles volontaires pour se glisser dans la peau de monstres. À l’arrivée, les participants sont attendus pour une soirée avec restauration et DJ set.
Les marches de 2025 avaient déçu : leurs tracés s’écartaient trop des lieux marquants de la ville. Les organisateurs reconnaissent l’erreur et affirment avoir revu les parcours, ainsi que leur ravitaillement.
Dimanche 1er novembre : quatre courses à travers le patrimoine stéphanois
Le dimanche est consacré aux épreuves chronométrées. Toutes partent du Palais omnisports, plaine Achille, avec quatre distances :
| Course | Dénivelé positif |
|---|---|
| 12 km | 150 m |
| 21 km | 350 m |
| 32 km | 650 m |
| 42 km | 1 200 m |
Ce trail urbain a une particularité : il traverse des bâtiments. Selon les parcours, les coureurs passent par le stade Geoffroy-Guichard, la Cité du design, le puits Couriot, l’Opéra, une partie des anciens locaux de Manufrance, via l’ISTP, l’Hôtel de Ville ou encore le cinéma Le Méliès, place Jean-Jaurès. La salle des Pendus du puits Couriot ne sera en revanche pas accessible cette année, le 1er novembre étant férié.
Le long des tracés, les animations, notamment musicales, se multiplient, et un village partenaires accueille les participants. Pour le ravitaillement, l’organisation a choisi La Commune, nouvel occupant des Halles Mazerat.
Comment s’inscrire au Sainté Trail Urbain 2026 ?
Les organisateurs insistent sur un point : il ne sera pas possible de retirer un dossard le dimanche. Un malentendu avait circulé l’an dernier à ce sujet, relayé par un site partenaire spécialisé dans les inscriptions de trail.
- En ligne : jusqu’au mercredi 29 octobre à minuit. C’est la formule recommandée pour garantir sa place et bénéficier du tarif le plus bas.
- Sur place : les vendredi 30 et samedi 31 octobre, à un tarif plus élevé et dans la limite des dossards disponibles.
- Le jour de la course : aucune inscription n’est possible.
Les inscriptions se font sur le site de Logicourse. Plus d’informations sont disponibles sur saintetrailurbain.fr.
2027 : un nouveau centre névralgique au Parc Expo ?
L’ambition ne s’arrête pas à cette édition. La municipalité a laissé entendre qu’elle souhaitait accompagner l’événement vers une dimension supérieure en 2027. Parmi les pistes évoquées, l’installation du cœur de l’événement au Parc Expo, une option qui reste à l’étude. Que le STU double ou non son audience l’an prochain, il s’affirme déjà comme un rendez-vous populaire qui dépasse le cadre sportif.

