Soldes dans la Loire : des commerçants en berne

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Hommes, femmes, enfants ont commencé à faire des affaires dans les boutiques de la Loire.

C’est enfin les SOLDES. Après avoir été reportées de trois semaines, les soldes d’été 2020 démarrent ce mercredi. Pour les commerçants, cette période va peut-être être l’occasion d’éponger les pertes. Reste à savoir si les consommateurs seront au rendez-vous. Et rien n’est moins sûr d’après nos enquêteurs à Saint-Étienne.

D’après le Parisien : Selon un rapport de l’Insee, le volume des ventes avait baissé de 45 % dans le commerce de détail non alimentaire entre avril 2019 et avril 2020. En volume, en 2020, la consommation des ménages en biens de consommation a baissé de 17 % au mois de mars et de 34 % au mois d’avril par rapport aux mêmes mois de l’année précédente avant de se redresser en mai où elle n’était plus inférieure que de 8 % par rapport à un an auparavant. Bruno Le Maire a estimé dernièrement que la consommation avait repris un rythme presque normal en juin.

Les commerçants sont unanimes. C’est la catastrophe

Mais dans la Loire, les commerçants sont unanimes. C’est la catastrophe. « Cette opération est trop tardive », explique Nadine, commerçante à Saint-Chamond.

Les clients ont moins d’argent avec le chômage partiel. On n’achète plus dans le même esprit. Et il n’y a plus d’achat coup de cœur et impulsif. « Si le client à 50 euros en poche, il ne va pas dépenser 51 euros. C’est vérifié ».

Toujours chez nos confrères du Parisien, on raconte que l’attitude des consommateurs risque d’être encore frileuse pour cette course aux bonnes affaires. Selon une étude du cabinet de conseil BCG, réalisé auprès d’un peu plus de 9 000 consommateurs en Chine, aux États-Unis et en France, « 56 % des Français attendent de forts signaux de reprise avant de se rendre à nouveau en magasin », quand les Chinois sont 49 % à l’affirmer et les Américains 59 %.

C’est le secteur du luxe et de la mode qui restent le plus touchés en France. « 34 % des consommateurs prévoient d’y dépenser moins dans les six prochains mois ». Mais une commerçante stéphanoise ne veut pas noircir le tableau. « Il faut attendre la fin de la semaine. On aura peut-être de bonnes surprises ». 

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