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Depuis Noël 2025, l’épisode de grand froid et les chutes de neige successives ont placé les services municipaux en alerte maximale. Sur les 82 kilomètres de voirie communale, une logistique précise est déployée entre mi-novembre et mi-mars pour maintenir routes et trottoirs praticables. Une astreinte est assurée en continu, avec une dizaine d’agents mobilisés chaque semaine. Ils interviennent de jour comme de nuit, week-ends et jours fériés compris, afin d’assurer la continuité du service public.
Des interventions ciblées pour les zones prioritaires
Les équipes sillonnent la commune à pied et en véhicule pour sécuriser les points sensibles : abords des écoles, bâtiments municipaux, arrêts de bus les plus fréquentés ou encore zones piétonnes. Leur action vient compléter celle de Saint-Étienne Métropole, qui intervient sur les grands axes structurants. Pour les secteurs les plus difficiles d’accès, notamment les parties pentues en périphérie de la commune, la Ville peut également compter sur le renfort de Thibault Auboyer, agriculteur à Sorbiers, dont l’aide est précieuse en période de fortes chutes de neige.
Une mécanique de précision, jour et nuit
« L’astreinte fonctionne de 16 h 30 à 8 h le lendemain, sans interruption », précise Grégory Bouthéon, responsable du centre technique municipal. Les interventions sont organisées selon des circuits établis à l’avance : 4 parcours réalisés en véhicules, 3 parcours effectués à pied.
Les agents disposent de deux camions et d’un microtracteur pour mener à bien leurs missions. Mais la topographie particulière de Sorbiers complique souvent la tâche : un seul circuit peut nécessiter en moyenne quatre heures de travail, un délai qui varie selon l’intensité des conditions météorologiques. Et parfois, les efforts consentis peuvent être anéantis en quelques heures par une nouvelle chute de neige ou un épisode de verglas.
Des épisodes particulièrement éprouvants
Les nuits des 24 et 31 décembre, ainsi que la période du 7 au 8 janvier, ont été parmi les plus difficiles à gérer. Froid intense, neige persistante et nécessité de maintenir les accès sécurisés ont mis les équipes à rude épreuve. La fatigue s’accumule, et ces astreintes ont un impact réel sur la vie personnelle des agents, régulièrement appelés à intervenir en dehors des horaires habituels.
Depuis Noël, entre 50 et 60 tonnes de sel ont déjà été utilisées pour traiter les chaussées et trottoirs, ce qui représente un coût d’environ 10 000 euros pour la commune. À cela s’ajoute le budget annuel consacré au personnel, estimé à 30 000 euros, hors heures supplémentaires, qui varient selon la fréquence et l’intensité des épisodes neigeux.

