Un mariage sous les coups

Il ne se sou­vient plus des coups por­tés sur elle, mais elle, si.

C’est à la mi-décembre que cet homme de 29 ans a com­men­cé à frap­per sa femme. Des coups chez eux, puis des claques à l’arrêt de bus du cours Fauriel à Saint-Etienne. Des pas­sants dans la rue, témoins de la scène ont dû inter­ve­nir pour les sépa­rer. La femme, bles­sée sérieu­se­ment, reçoit du méde­cin une ITT de quatre jours.

A l’audience, l’homme refuse de se sou­ve­nir des faits.

Le pré­sident de la cour lui demande s’il avait bu ce jour-là. Haithem répond : « Oui, presque une bou­teille de whis­ky ». Il rajoute que sa femme lui avait dit beau­coup de mal. Haithem est ori­gi­naire de Tunisie. Il est arri­vé en France il y a un an. Ils se sont mariés en octobre.

Pour l’épouse, les débuts du mariage se sont très bien pas­sés. « Mais au bout de quelques mois, il a com­men­cé à m’insulter de plus en plus.

Une amie de la plai­gnante dénonce même un mariage blanc pour que Haithem ait des papiers. L’avocat de madame annonce à l’assemblée : Il ne se sou­vient de rien mais madame, elle, se sou­vient de tout.

Le pro­cu­reur, Jean-Philippe Belperron estime que les faits sont très graves. Il y a eu des coups de poings, des coups de balais. L’avocat de Haithem assure que, de son côté, ce mariage n’était pas blanc car il aime sa femme. Pour lui, la réa­li­té est toute autre : « Le mariage a été com­pli­qué car des amies se sont mis en tra­vers de leur vie de couple ».

Haithem est fina­le­ment condam­né à quatre mois de pri­son avec sur­sis et une mise à l’épreuve de deux ans. Il a aus­si inter­dic­tion de ren­trer en contact avec la victime.

 

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