10 000 euros détournés à l’Alhambra et au Camion Rouge



Une employée de 53 ans des deux cinémas stéphanois est accusée du détournement des recettes de la vente de confiseries. Pour la direction des cinémas l’Alhambra et du Camion Rouge : quand la caissière vend du pop-corn, il y a un écart entre les recettes et le stock de confiserie. Pour l’avocate de l’employée : « Quand le Gaumont était aux manettes, tout allait bien. Quand une autre société est arrivée, c’est allé très mal ».

L’employée des deux cinémas de Saint-Etienne est ici accuséed’avoir volé dans les caisses des établissements. Devant la cour, elle doit répondre du détournement de 10 000 euros entre le 1eravril 2018 et le 14 janvier 2019. Pourtant cette employée n’a pas le profil d’une mauvaisesalariée. Elle travaille ici depuis 19 ans. Elle a connu le Gaumont, la transformation avec l’Alhambra et l’ouverture du Camion Rouge.

Le juge explique lors du débat qu’on ne sait pas si toutes ces sommes sont imputables à la salariée. Pourtant, l’employeur en est sûr : « Elle n’enregistre pas certaines recettes à la vente de pop-corn et les met dans sa poche ». L’employeur en est sûr. Elle manipule de l’argent dans la caisse alors que les clients paient par carte bancaire. Elle aurait été filmée pendant trois jours pour étayer les preuves. Pour l’avocate de cette employée de 53 ans : « Pourquoi ma cliente ferait ça ? Elle a une prime d’intéressement de l’ordre de 300 euros par mois sur la vente de confiserie ».

L’avocate de la défense rajoute : « Quand le Gaumont était là, tout allait bien. Quand une autre société est arrivée, c’est allé très mal. Alors il faut renvoyer les salariés comme ma cliente. Ils coûtent trop cher, parce qu’ils ont conservé les primes octroyées par le Gaumont ». A la barre, l’accusée s’explique : « Je suis un bouc émissaire de mon employeur avec qui j’ai eu des mots ». Le procureur de la république souhaite cinq à six mois de prison avec sursis. A l’annonce des réquisitions, l’accusée fait un malaise dans la salle d’audience. L’avocate de la défense plaide la relaxe. Il faudra attendre trois semaines pour connaître la décision du tribunal de Saint-Etienne.