Photo SCABB.
La 24e journée de championnat offre un duel entre deux équipes séparées par un seul rang au classement, Rouen occupant la 16e place et Saint-Chamond la 15e. Dans un bas de tableau extrêmement resserré, chaque point revêt une importance capitale et ce déplacement en Normandie pourrait peser lourd dans la suite de la saison ligérienne.
La situation des deux formations contraste cependant sur le plan de la dynamique récente. Rouen traverse une période difficile avec sept défaites lors de ses neuf dernières rencontres, fragilisant considérablement son assise à domicile où le bilan s’établit à quatre victoires pour sept défaites. Malgré tout, les Normands conservent un avantage psychologique précieux : leur succès arraché à l’Arena en fin décembre sur un tir au buzzer (86-89).
Cape absent, durham attendu au tournant
Le principal point noir de la préparation concerne l’absence de Sébastien Cape. Le meneur capitaine, blessé lors de la rencontre face à Vichy, manque une nouvelle fois à l’appel, privant l’équipe de son maître à jouer. Le groupe de Julien Cortey devra puiser dans ses ressources collectives pour compenser cette lacune avant la trêve internationale qui approche.
Dans ce contexte, le combo américain Anthony Durham devra prendre ses responsabilités. Auteur d’une évaluation remarquable de 32 points face à Évreux il y a dix jours, l’Américain dispose de toutes les qualités pour faire la différence face aux Normands.
Neutraliser l’axe Croft-Kensmil, la clé du match
Le technicien ligérien a identifié la menace principale côté rouennais : l’association entre le meneur Tray Croft et l’intérieur Gavin Kensmil, auteur d’une moyenne de 8,7 rebonds par match. Maîtriser cet axe 1-5 constitue la priorité défensive absolue pour espérer ramener un résultat positif de Normandie.
La gestion des fautes représentera également un enjeu tactique majeur tout au long de la rencontre, sous peine de se retrouver en difficulté numérique dans les moments clés du match.
Un bilan extérieur à inverser, une tradition normande à confirmer
Si le SCABB affiche un bilan extérieur décevant avec seulement deux succès en onze déplacements, la géographie pourrait jouer en sa faveur. Ces deux seules victoires à l’extérieur ont précisément été obtenues en Normandie, à Évreux et Caen, laissant entrevoir un motif d’optimisme raisonnable.
Cortey reste serein malgré les embûches. « C’est un match qui compte double. On a fait une performance plutôt intéressante en termes d’intensité à Poitiers. Les comportements sont bons depuis un bon moment. Maintenant, il nous manque parfois un peu de talent, des fois un peu de réussite. On doit rester confiant et positif. Cela doit finir par tourner », affirme le coach, qui attend également avec impatience l’arrivée d’un renfort à la mène durant la trêve internationale pour renforcer un secteur fragilisé par la blessure de son capitaine.


