Alors que le service du déjeuner était en cours, une détenue l’a frappée au visage sans préavis. La scène s’est déroulée sous les yeux d’autres agents, dans un contexte pourtant encadré par les règles de sécurité habituelles.
Les surveillantes intervenaient avec un équipement de protection, notamment un bouclier destiné à prévenir toute tentative d’agression. Malgré ces précautions, l’attaque n’a pas pu être évitée. Cet épisode remet en question l’efficacité des moyens actuels face à des détenues au comportement particulièrement instable ou violent. Pour le syndicat Force ouvrière, cet incident illustre une nouvelle fois les limites des dispositifs de prévention en place.
Une détenue déjà signalée à de nombreuses reprises
Selon les informations communiquées par FO Justice, la détenue impliquée serait à l’origine d’au moins une dizaine d’agressions depuis le début du mois de décembre. Un chiffre qui témoigne d’un profil jugé extrêmement préoccupant par les personnels pénitentiaires. Cette nouvelle attaque s’ajoute donc à une longue liste d’incidents qui auraient dû, selon le syndicat, conduire à une prise en charge spécifique bien plus tôt.
Au-delà de l’agression de mercredi, la détenue est également soupçonnée d’être impliquée dans d’autres faits sérieux, notamment un départ d’incendie et la dissimulation d’un téléphone portable dans sa cellule. Une enquête a été ouverte afin de déterminer précisément les responsabilités et de faire toute la lumière sur l’ensemble de ces événements.
Les syndicats réclament des mesures urgentes
Face à cette situation, FO Justice tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Le syndicat dénonce une accumulation d’incidents sans réponse suffisamment forte de l’administration pénitentiaire. Il s’interroge ouvertement sur le nombre d’alertes nécessaires avant une réaction concrète pour protéger les personnels.
Pour les représentants syndicaux, cette agression n’est pas un fait isolé mais le symptôme d’un malaise plus profond, lié au manque de moyens, à l’insuffisance de prise en charge des détenus dangereux et à la mise en danger répétée des surveillants.

