Les Normands ont confirmé cette mise en garde en débarquant à l’Arena avec un plan de jeu précis et redoutablement efficace. Leur défense de zone a rapidement étouffé le jeu intérieur du SCABB, contraignant les Sud-Ligériens à multiplier les tentatives à trois points. Sans succès : un panier primé inscrit sur dix tentatives à la pause résume à lui seul la première période stéphanoise. Caen menait logiquement à la mi-temps et conservait son avance jusqu’au cœur du troisième quart-temps, où elle atteignait même quatorze points d’écart.
Durham allume la mèche
À deux minutes de la fin du troisième acte, le SCABB était au fond du gouffre. C’est alors qu’Anthony Durham a pris les choses en main. Deux tirs longue distance en plein cœur de la défense normande ont relancé les locaux et entamé la confiance adverse. Ces deux flèches ont tout changé : le momentum basculait, la salle reprenait vie, et Lucas Beaufort puis Moujib prolongeaient l’élan en périphérie. En l’espace de quelques minutes, le SCABB passait devant pour la première fois depuis onze secondes de jeu et ne lâchait plus les commandes.
Le caractère comme signature
Porté par Durham, auteur de 23 points, Moujib (13 points) et Bruyas (12 points), le SCABB a finalement dominé le dernier acte pour s’imposer 77 à 68. La victoire doit autant au talent individuel qu’au collectif retrouvé : 22 passes décisives pour seulement 8 balles perdues dans le money-time, et un partage du ballon enfin fluide. Julien Cortey a salué le caractère et la résilience de ses joueurs, capables comme à l’aller de renverser une partie qui semblait perdue. Le message de Beaufort au sortir du match résume l’ambition du groupe pour la suite : la prochaine fois, il faudra commencer plus tôt.


