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Projetée à plusieurs mètres, la victime succombait à ses blessures malgré l’intervention rapide des secours. Un drame qui allait conduire la conductrice devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne.
Téléphone ou éblouissement : le nœud du débat
Lors de l’audience du 26 février, la présidente du tribunal avait cherché à établir les causes précises de l’inattention de la conductrice. La vitesse du véhicule, reconstituée par les gendarmes aux alentours de 50 km/h, n’était pas en cause. Restaient deux hypothèses : l’utilisation du téléphone au volant et un possible éblouissement par le soleil. Sur le premier point, la prévenue affirmait avoir rédigé ses messages sur le parking d’un magasin voisin, avant de reprendre la route. Mais l’analyse de son téléphone par les enquêteurs révélait des échanges avant et après le drame, semant le doute. Sur le second, la défense invoquait un éblouissement solaire, une thèse que les gendarmes n’avaient pas pu reproduire lors de leur reconstitution dans les mêmes conditions. L’audience avait dû être suspendue en raison du malaise de la prévenue, qui s’était écroulée alors que son avocat plaidait.
Six mois avec sursis, le véhicule restitué
Le tribunal a rendu son délibéré ce jeudi 26 mars. La conductrice a été reconnue coupable d’homicide involontaire et condamnée à six mois de prison avec sursis, suivant en partie les réquisitions du procureur André Merle. En revanche, le tribunal a écarté la demande de confiscation du véhicule, ordonnant sa restitution à la prévenue. Ni la condamnée ni son avocat n’étaient présents dans la salle pour entendre le verdict.


