Le futur demi-échangeur de la Varizelle va transformer radicalement la circulation locale et désengorger l’autoroute. Mode d’emploi d’un chantier titanesque à 24,9 millions d’euros.
L’ambition est de taille : créer de toutes pièces un nouveau demi-échangeur comprenant une bretelle d’entrée vers Lyon côté sud, un pont de franchissement autoroutier, une bretelle de sortie depuis Lyon côté nord et un rond-point à quatre branches sur la route de la Varizelle.
Le projet intègre une dimension écologique avec une voie verte pour piétons et cyclistes, des murs de soutènement le long des bretelles et la rénovation des équipements anti-bruit existants. L’aspect environnemental n’est pas oublié : requalification des berges, élimination des espèces végétales invasives et rétablissement des continuités écologiques pour la faune aquatique et terrestre.
Première étape : la pile centrale prend forme
Après la phase préparatoire de début juillet, les travaux lourds démarrent le 15 juillet pour une année intensive. La priorité jusqu’en septembre se concentre sur la construction de la pile centrale du futur pont, positionnée sur le terre-plein central autoroutier.
Parallèlement, la démolition-reconstruction du pont de l’impasse de la Magie et les interventions sur le lit du Janon et sa confluence avec le Ricolin profiteront de la période favorable qui s’étend jusqu’au 31 octobre.
Automne chargé pour la route de la Varizelle
De septembre à décembre 2025, le chantier se déplacera vers la culée nord du pont, l’arasement du merlon nord pour la bretelle de sortie et les terrassements pour les murs de soutènement. Les plantations paysagères sur les berges réaménagées viendront compléter cette phase.
Octobre marquera la construction du pont sur Ricolin, suivie des travaux de voirie sur la route de Varizelle. L’année 2026 verra la pose du tablier du pont en début d’hiver, la réalisation des bassins au nord et l’édification des parois clouées et murs de soutènement au sud.
Circulation perturbée mais organisée
Ce chantier d’envergure nécessitera une vingtaine de fermetures nocturnes sur toute sa durée. Les premières interventions sont programmées les nuits des 15, 16 juillet, et potentiellement les 17 et 21 juillet pour installer les balisages de sécurité.
Pendant ces fermetures, des itinéraires de contournement seront mis en place. Direction Saint-Étienne : sortie obligatoire à l’échangeur 16 avec déviation par la route de la Varizelle. Direction Lyon : sortie forcée à l’échangeur 17 avec déviation par la route du 17 octobre puis la rue de Saint-Étienne.
Gestion des nuisances locales
Les riverains ne sont pas oubliés dans cette équation complexe. L’impasse de la Magie verra le stationnement interdit sur une trentaine de mètres, tandis qu’une circulation alternée est prévue aux alentours de novembre sur la route de la Varizelle lors de la construction du nouveau giratoire.
Des écrans acoustiques temporaires seront déployés pendant les phases les plus bruyantes, notamment pour l’arasement du merlon côté nord à l’automne et la démolition-reconstruction du mur anti-bruit programmée entre décembre 2025 et janvier 2026. L’arrosage régulier des pistes limitera l’envol des poussières.
Objectifs multiples pour un impact majeur
Cette réalisation répond à plusieurs enjeux cruciaux : désengorger l’échangeur 16 saturé aux heures de pointe, soulager la voirie locale notamment le pont Rivaud et la route de la Varizelle, améliorer l’accès à l’Arena et à la zone d’activités commerciales, et fluidifier les déplacements nord-sud.
Financement tripartite pour un projet d’intérêt régional
Débloqué en début d’année, ce projet de 24,9 millions d’euros mobilise trois financeurs : l’État à hauteur de 50%, Saint-Étienne Métropole pour 35% et le conseil départemental de la Loire pour 15%. Le pilotage est assuré par la Dreal sous l’autorité de la préfète de Région, garantissant une coordination optimale entre tous les acteurs.


