La Chronique de Martial : soyons des hommes fémi­nistes de toute urgence !

Il est aber­rant, encore de nos jours, qu’une femme doive se jus­ti­fier de la tenue ves­ti­men­taire qu’elle porte. Femme, ta jupe n’est pas offen­sante ! C’est le regard mal­sain que l’autre porte sur toi qui est offen­sant. Quand le Ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, demande à ce que soit res­pec­tée la tenue répu­bli­caine dans nos écoles, je sors de mes gonds. À quoi cela res­semble une tenue répu­bli­caine ? Au décol­le­té plon­geant de Marlène Schiappa ? N’est-ce pas contradictoire ?

Marianne, sym­bole de notre République est repré­sen­tée dans les allé­go­ries de tous âges le sein nu parce qu’elle est libre. Toutes les femmes n’au­raient pas le droit d’être libres à en croire nos auto­ri­tés. Mais qu’on l’en­tende ain­si, la femme n’a pas atten­du 2020 pour reven­di­quer ses droits et plus que jamais, nous les hommes, devons mettre nos chaus­sons dans les siens.

Il en va de notre démarche, de notre conscience et notre pro­gres­sisme de défendre nos conci­toyennes, celles qui osent, celles qui s’af­firment, celles qui réclament leur place plus que légi­time à nos côtés. Parce qu’elles ont fait l’Histoire, parce qu’elles ont assu­ré le tra­vail de l’homme quand il par­tait à la guerre(et sûre­ment même mieux), parce qu’elles nous ont enfan­té, parce qu’elles sont la France, parce que quand une femme dit “non” c’est non.

Dénigrons les concours de beau­té, qui n’ont autre but que de réduire les femmes à ce qu’elles ne sont pas, c’est-à-dire être com­pa­rées entre elles et consi­dé­rées comme des objets de beau­té inca­pables de pen­ser. Une bonne fois pour toute, reven­di­quons la pari­té, leurs formes, leurs hanches, leur façon de pen­ser, pro­té­geons-les contre leurs agres­seurs, lais­sons-les s’ex­pri­mer sans aucune cen­sure, don­nons-leur le même salaire qu’un homme et chan­geons nos atti­tudes et nos tics de lan­gage. Oui mes­sieurs, der­rière chaque grande femme il peut y avoir un homme de l’ombre. Cela fonc­tionne dans les deux sens. Avons-nous ima­gi­né un jour repré­sen­ter Dieu par le visage d’une femme ? Et pour­quoi pas ?

Si nous ne pre­nons pas la parole pour le droit de la femme, qui le fera ? Soyons pour tou­jours des hommes fémi­nistes, modernes, insur­geons-nous ! Supprimons de nos calen­driers la jour­née de la femme, célé­brons-la chaque jour. N’oublions jamais que nous sommes issus d’une femme et qu’il en sera ain­si jus­qu’à la fin des temps.

Martial Mossmann

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