Rue Lucien-Sampaix à Roanne, deux hommes au comportement louche ont attiré l’attention des policiers en patrouille. L’un était installé dans une voiture garée, l’autre discutait par la vitre côté conducteur.
Les agents ont découvert un important stock de stupéfiants lors du contrôle. Dans le véhicule du conducteur, un jeune homme de 24 ans originaire de Vaulx-en-Velin, ils ont saisi un paquet contenant 118 grammes de poudre blanche. Le second individu, un Roannais âgé de 21 ans, transportait onze doses individuelles d’un gramme chacune, soigneusement conditionnées, ainsi qu’une somme de 680 euros en espèces.
Lors de son interpellation, le conducteur lyonnais a d’abord nié toute implication dans un trafic. Il prétendait ignorer la présence de la drogue dans son véhicule et affirmait être simplement venu rendre visite à une connaissance. Son comparse roannais a rapidement contredit cette version, expliquant que les doses trouvées sur lui venaient d’être fournies par le Lyonnais et qu’il s’apprêtait à régler la transaction.
Deux jours plus tard, face aux magistrats du tribunal judiciaire de Roanne, le jeune Lyonnais a modifié sa défense. Il a finalement admis être venu effectuer une livraison contre une rémunération de 600 euros, mais a maintenu qu’il ne devait pas remettre la marchandise au Roannais interpellé avec lui. Interrogé sur l’identité du véritable destinataire, il a choisi de garder le silence.
Des profils déjà connus de la justice
L’avocat de la défense a évoqué les difficultés financières de son client, sans emploi depuis son licenciement d’une grande surface trois mois auparavant. Le ministère public a souligné que ce dernier avait déjà été sanctionné pour des faits similaires par le tribunal de Vienne deux mois plus tôt. Le jeune Roannais présentait également un casier judiciaire chargé, avec plusieurs condamnations prononcées par le tribunal pour mineurs.
Les deux hommes ont évité l’emprisonnement immédiat mais ont été condamnés à des peines aménageables. Le Roannais devra purger huit mois sous surveillance électronique, assortis de quatre mois avec sursis probatoire sur deux ans. Il devra suivre un traitement contre l’addiction et trouver un emploi.
Son fournisseur présumé a reçu une sanction plus lourde : douze mois d’assignation à résidence sous bracelet, plus six mois avec sursis probatoire, incluant quatre mois correspondant à l’annulation d’un sursis antérieur. Il devra suivre un double accompagnement médical et psychologique et ne pourra plus pénétrer dans le département de la Loire. Les deux condamnés ont également l’interdiction formelle d’entrer en contact.


