Les buralistes de la Loire ne sont plus seuls face au danger. Depuis peu, une vingtaine d’entre eux bénéficient d’un bouton d’appel d’urgence destiné à améliorer leur sécurité dans des zones considérées comme particulièrement exposées. Cette initiative, menée conjointement par la région Auvergne-Rhône-Alpes et les fédérations de buralistes, cible principalement Saint-Étienne, la vallée de l’Ondaine et Roanne.
Une profession en première ligne
Cambriolages nocturnes, agressions physiques en pleine journée, vols de tabac destinés au marché noir : les bureaux de tabac cristallisent les convoitises des réseaux de trafiquants. Dans un contexte où la valeur de la marchandise ne cesse d’augmenter avec la hausse des prix du tabac, ces commerces de proximité sont devenus des cibles privilégiées.
Un responsable professionnel insiste sur la vulnérabilité de ses collègues, souvent seuls derrière leur comptoir, exposés à des individus qui n’hésitent plus à recourir à la violence pour s’emparer de leurs stocks.
Un dispositif simple mais efficace
Chaque bouton d’urgence, financé intégralement par la région à hauteur de 100 euros, permet de contacter jusqu’à cinq numéros prédéfinis en cas de situation critique. Le buraliste peut ainsi alerter simultanément un proche, un voisin commerçant ou directement les forces de l’ordre. Ce système vient compléter les équipements existants comme les alarmes ou les gaz pacifiants, déjà installés chez certains professionnels.
L’avantage de ce bouton réside dans sa simplicité d’utilisation : en cas d’agression, une simple pression suffit pour déclencher l’alerte, sans avoir à manipuler un téléphone ou à composer un numéro.
Une généralisation envisagée
Si l’expérimentation s’avère concluante dans les semaines à venir, le dispositif pourrait être étendu à l’ensemble du département, voire de la région. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de sécurisation des commerces de proximité, particulièrement fragilisés par la montée de la délinquance liée au trafic de tabac.

