La séance du conseil d’école a dégénéré lorsque Pascale Lacour, représentant la municipalité, s’est emportée contre un parent d’élève. Ses propos, retranscrits dans le procès-verbal, ont visé directement ce participant : « Je n’ai pas envie de voir un syndicaliste à 19h30 qui m’emmerde depuis deux heures » et « Il me fait chier depuis deux heures, je n’en ai rien à foutre.«
Ces déclarations, prononcées devant une vingtaine de personnes incluant enseignants et parents, ont suscité une indignation collective. Le 18 novembre, les représentants des parents d’élèves ont adressé un courrier au maire Gaël Perdriau, à Dominique Manin (adjointe à l’éducation) et à l’intéressée elle-même.
Une demande de sanction et d’excuses officielles
Dans leur correspondance, les représentants expriment leur profond choc face à cette situation et refusent qu’un citoyen soit attaqué de cette manière par une représentante municipale durant une réunion institutionnelle. Ils réclament une condamnation de la mairie et des excuses formelles de Pascale Lacour.
Le parent visé par ces injures témoigne de sa stupéfaction : inconnu de l’élue et ne la connaissant pas davantage, il avait simplement interrogé celle-ci sur les réductions de subventions affectant l’établissement. Face à son incapacité à répondre, la réaction lui semble totalement disproportionnée.
L’élue assume sans s’excuser
Pascale Lacour reconnaît avoir « pété un câble » après avoir « tenu une heure et demie » face à un interlocuteur qu’elle qualifie d’arrogant et dans l’affrontement dès le début. Elle justifie son impossibilité à répondre aux questions techniques par le fait que l’éducation ne relève pas de sa délégation, précisant que les élus recueillent les doléances pour les transmettre aux services compétents.
Si elle admet avoir prononcé ces paroles, bien qu’elle affirme ne pas avoir « l’habitude de faire des phrases aussi longues« , l’adjointe refuse catégoriquement de s’excuser. Elle pose comme condition préalable que le parent concerné présente lui-même ses excuses.
L’élue rappelle également qu’une de ses collègues avait quitté un conseil d’école de cet établissement en larmes six mois auparavant, sans que cela ne déclenche de couverture médiatique.
Vers une procédure judiciaire ?
Face à cette impasse, le parent d’élève concerné envisage désormais de déposer plainte pour injures publiques, durcissant encore le conflit entre les familles de l’école de Jacquard et la représentante municipale.

