Mais au-delà de ces pics saisonniers, le contexte économique et géopolitique mondial pèse durablement sur l’activité du fabricant, dont le chiffre d’affaires reste très éloigné du record historique atteint lors de l’exercice 2020/2021. Il est aujourd’hui peu probable que ce niveau exceptionnel de chiffre d’affaires soit à nouveau atteint dans un futur proche. Cela ne signifie pas pour autant que l’entreprise se porte mal, celle-ci n’ayant cessé d’investir massivement au cours des cinq dernières années.
Un plan d’investissement largement revu à la hausse
Alors qu’un plan de 25 millions d’euros avait initialement été évoqué en 2021 pour la période 2022-2025, l’entreprise devrait finalement avoir investi 60 millions d’euros d’ici 2027, avec déjà 55 millions engagés à ce jour. Cette stratégie vise à moderniser l’outil industriel, à renforcer la recherche et développement, et surtout à réduire la dépendance de l’usine de La Fouillouse aux fluctuations des marchés extérieurs. Nicolas Desjoyaux explique que cette anticipation s’est révélée payante, notamment face à la hausse d’environ 50 % du prix du polypropylène recyclé utilisé pour la fabrication des bassins. L’entreprise a ainsi investi plus de 8 millions d’euros dans son propre atelier d’extrusion et de broyage, lui permettant de trier et produire directement sa matière première, voire de revendre à d’autres industriels le polyéthylène excédentaire. Ce dispositif permet de recycler environ 6 000 tonnes de plastique par an au rythme de production actuel.
Une internalisation progressive des процессus de fabrication
Autre étape de cette stratégie industrielle, l’opération de calandrage, auparavant sous-traitée, a elle aussi été internalisée et automatisée pour un montant compris entre 8 et 10 millions d’euros. Ce procédé permet de fabriquer des liners épais et résistants, Desjoyaux proposant deux épaisseurs pour ses piscines enterrées, un modèle standard de 75/100e et un modèle renforcé de 150/100e, traditionnellement appelé PVC armé. Le dernier volet de ce plan d’investissement, d’un montant similaire aux précédents, doit se concrétiser d’ici fin 2027 par la mise en place d’une ligne automatisée dédiée à l’assemblage des moteurs hydrauliques actionnant les pompes de filtration, des composants jusque-là achetés à l’étranger.


