Le principe : permettre aux habitants de transformer quelques dizaines de centimètres de trottoir, en bordure du mur de leur habitation, en une petite bande végétalisée, sur le domaine public. L’adjointe au développement durable et aux espaces verts, Abla Cipriani, précise que cette démarche s’inspire directement de ce projet pionnier mené rues Victor-Hugo et Lamartine.
Cette possibilité ne pourra toutefois pas s’appliquer partout, en raison de la présence éventuelle de réseaux d’eau, de gaz, d’électricité, de fibre ou de chauffage sous les trottoirs concernés, ainsi que des impératifs liés à l’accessibilité et à la circulation des piétons. Dès lors que ces conditions sont réunies, la démarche reste possible aussi bien en centre-ville qu’en zone pavillonnaire.
Un dispositif généralisé à l’ensemble des Couramiauds
Séduite par les résultats de cette première expérience, la municipalité a décidé d’ouvrir cette possibilité d’occupation du domaine public à tous ses habitants, pour une durée de trois ans renouvelables. Des démarches similaires existent déjà dans d’autres grandes villes de la région, comme Lyon, Clermont-Ferrand ou Grenoble.
Le directeur des espaces verts et de la propreté urbaine, Yoan Cichy, explique que cette initiative s’inscrit dans une tendance actuelle et permet d’impliquer davantage les habitants, à l’heure où le concours des balcons fleuris rencontre moins de succès depuis plusieurs années. La Ville fournira des plants vivaces adaptés aux conditions climatiques actuelles, issus de son centre horticole qui produit chaque année 8 000 nouvelles plantes pour un coût de revient très limité.
Un partage des rôles encadré par une charte
La municipalité prendra en charge le diagnostic de faisabilité, la fourniture des plants, les conseils techniques ainsi que les travaux préparatoires, notamment le retrait du bitume. Les particuliers, de leur côté, devront réaliser eux-mêmes les plantations entre septembre et novembre, puis assurer leur entretien sans recourir à des produits phytosanitaires. Ces engagements réciproques seront formalisés par la signature d’une charte entre la Ville et chaque habitant participant.
L’élu d’opposition écologiste Jean Minnaert a salué cette initiative, bien qu’elle n’émane pas de la majorité municipale, indiquant avoir voté en sa faveur au conseil municipal. Il estime toutefois qu’elle n’apporte pas de réponse au manque plus profond d’îlots de fraîcheur dans la ville, tout en rappelant les nombreuses coupes d’arbres opérées à Saint-Chamond ces dernières années, qu’il juge trop souvent justifiées par des considérations sanitaires.
De son côté, la municipalité revendique une démarche avant tout citoyenne, destinée à améliorer le cadre de vie et à redonner une place à la nature en ville, notamment en favorisant la présence d’insectes pollinisateurs. Abla Cipriani reconnaît une ambition mesurée, tout en évoquant de possibles évolutions futures, y compris sur les bâtiments publics ou, de manière plus complexe, sur les copropriétés.
Comment candidater
Les habitants intéressés peuvent déposer leur candidature jusqu’au 15 juillet 2026, via un formulaire en ligne, un formulaire papier téléchargeable, ou directement auprès du service Urbanisme de la mairie. Le dossier doit impérativement comporter un croquis ou une photographie du projet envisagé. Les réponses aux candidats seront communiquées en septembre 2026.
Contact : 04 77 31 05 60


