Enquête : ces appar­te­ments sté­pha­nois dédiés à la prostitution

La police a pro­cé­dé à l’interpellation de 9 per­sonnes lors d’une opé­ra­tion nom­mée « Chupa ». 9 per­sonnes ont été inter­pel­lées par 30 enquê­teurs. L’organisation avait des appar­te­ments à Saint-Étienne et Lyon pour réa­li­ser du proxé­né­tisme. Des pros­ti­tuées de plu­sieurs natio­na­li­tés logées dans les immeubles. Les poli­ciers ont retrou­vé plus de 270 000 euros au domi­cile des pro­prié­taires et sur leurs comptes bancaires.

Un couple âgé de 48 et 55 ans gérait les biens immo­bi­liers. Habitant Tassin-la-Demi-Lune, ils louaient leurs appar­te­ments de Saint-Étienne à des filles de natio­na­li­tés fran­çaise, argen­tine, espa­gnole, rou­maine et colom­bienne. Elles sont toutes âgées d’une tren­taine d’années. Seule l’une d’entre elles est âgée de 67 ans.

Des appar­te­ments sté­pha­nois pour la prostitution

Le 15 juin der­nier, les enquê­teurs de la sécu­ri­té dépar­te­men­tale de la Loire et du grou­pe­ment d’intervention régio­nal ont inter­pel­lé un Stéphanois de 59 ans. L’homme est sus­pec­té d’être en charge de la logis­tique de ce busi­ness juteux. Un deuxième homme a aus­si été arrê­té pour être le proxé­nète des pros­ti­tués. Lors de la per­qui­si­tion, 5 pros­ti­tuées se trou­vaient dans les appartements.

96 heures de garde à vue

Les orga­ni­sa­teurs de ces réseaux de pros­ti­tu­tion à Saint-Étienne et Lyon ont été mis en exa­men après 96 heures de garde à vue. Le couple rho­da­nien a été écroué pour proxé­né­tisme et blan­chi­ment d’argent. Ils sont en déten­tion pro­vi­soire dans l’attente d’un jugement.

L’enquête est par­tie d’un immeuble à Terrenoire

L’enquête est par­tie dès le mois de jan­vier. Dans un immeuble de Terrenoire, les habi­tants voyaient régu­liè­re­ment des jeunes femmes étran­gères et des allées et venues d’hommes dans ce quar­tier de Saint-Étienne. La police a mis rapi­de­ment une sur­veillance dans le quar­tier après des plaintes d’habitants. Pendant 5 mois, la bri­gade des stups a enquê­té pour mettre la main dans le filet. À Saint-Étienne, les loge­ments ser­vaient de lieu de ren­dez-vous. Les clients des pros­ti­tuées, sté­pha­nois,  ont été inter­pel­lés afin de faire avan­cer l’enquête. 

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À Saint-Étienne, la pros­ti­tu­tion de rue ne s’est pas déve­lop­pée. Mais comme par­tout en France, la pros­ti­tu­tion cachée a géné­ré dans la capi­tale de la Loire un gros busi­ness. « Tout se passe par inter­net. Rien ne se passe à l’extérieur », explique un des enquê­teurs. « C’est toute la dif­fi­cul­té pour nous d’enquêter. Il nous faut des fuites ou des dénon­cia­tions ». Les pros­ti­tuées pro­posent leurs ser­vices à Saint-Étienne pour un tarif de 50 euros les 15 minutes. 80 euros les 30 minutes et 150 euros l’heure.

Des appar­te­ments loués 1800 euros par mois pour de la prostitution

Ces appar­te­ments sont des mines d’or pour les pro­prié­taires. Loués 1800 euros par mois à Saint-Étienne, ils per­mettent de faire les affaires des pros­ti­tuées en toute tranquillité.

En France, la pros­ti­tu­tion est légale. Mais les clients sont pas­sibles de 1500 euros d’amende. Le proxé­né­tisme est pas­sible de 150 000 euros d’amende. Un sec­teur ris­qué, mais juteux pour les orga­ni­sa­teurs de ce commerce.

© Photo Exacom

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