Militaire à Saint-Etienne. © 42info.
Les forces de l’ordre ont démontré leur efficacité en bouclant l’affaire en moins d’une semaine. L’incident s’est déroulé aux premières heures du samedi 5 juillet, vers une heure du matin. Quatre soldats de Sentinelle, libres de service, regagnaient leur logement quand ils ont interpellé un automobiliste roulant à vive allure près d’un passage protégé. La situation a rapidement dégénéré au croisement des rues Michelet et des Francs-Maçons.
Selon Anne Gaches, procureure stéphanoise, le conducteur d’un SUV Audi Q3 a quitté son habitacle après avoir été sollicité pour modérer sa vitesse. Armé d’un ustensile de cuisine doté d’une lame de vingt centimètres, l’individu a menacé les hommes en uniforme avant de passer à l’acte.
L’affrontement a tourné au drame quand l’agresseur a blessé successivement trois victimes : touche à l’épaule et au cou pour le premier, coup à l’oreille pour le troisième après qu’un deuxième soldat ait tenté de neutraliser l’assaillant par une prise de lutte. Ce dernier a brièvement perdu conscience suite à sa chute.
L’auteur des violences a ensuite regagné son véhicule pour disparaître en direction du cours Fauriel, laissant derrière lui des militaires choqués mais suffisamment lucides pour noter son numéro d’immatriculation.
Traque technologique et arrestation à distance
Les limiers de la Division de la criminalité territoriale ont immédiatement pris le relais. Combinant les relevés de plaque fournis par les victimes et l’analyse des caméras de surveillance, ils ont rapidement identifié le propriétaire du véhicule.
Les enquêtes techniques et téléphoniques ont ensuite permis de localiser le suspect dans le Doubs. Une surveillance discrète organisée par les équipes bisontines a abouti à son arrestation le mercredi 9 juillet, soit cinq jours après les faits.
Ilyass Sgard, 21 ans, a été rapatrié dans la Loire pour comparaître immédiatement devant le tribunal correctionnel stéphanois le vendredi 11 juillet. Le jeune homme a écopé de trente-six mois de prison, dont six avec sursis probatoire, assortis d’une obligation de soins pour violences aggravées.

