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Cette offensive réglementaire trouve son origine dans l’arrêté préfectoral du 7 avril, qui prohibe notamment la commercialisation d’alcool après 22 heures dans les magasins de détail. La situation s’est tendue le 18 juillet au soir, quand les forces de l’ordre ont effectué un raid dans quatre établissements firminyens : le Hanout (rue Victor-Hugo), Le Panier sympa (rue Jean-Jaurès), le Kalinka (rue de la République) et Le Mas noche (rue des Abattoirs). Les contrôleurs ont découvert un florilège d’infractions : personnel non déclaré, vente d’alcool en dehors des heures autorisées, absence d’affichage réglementaire concernant les boissons alcoolisées, et bien sûr, ouverture illégale en heures tardives.
Six mois de fermeture pour les récidivistes
Les sanctions n’ont pas tardé à tomber. Le Hanout a écopé de six mois de fermeture administrative, tandis que Le Panier sympa a été condamné à quatre mois d’interruption d’activité (du 20 août au 20 décembre). Ce dernier a d’ailleurs tenté de masquer la réalité en affichant « Vacances annuelles » sur son rideau métallique. Le Mas noche et le Kalinka s’en tirent avec un mois de fermeture chacun, respectivement jusqu’au 22 et 21 septembre. La préfecture justifie ces mesures par le fait que ces commerces « perturbent l’ordre public, la santé et la sérénité des habitants ».
Le maire tranche : « À quoi bon rester ouvert ? »
Un habitant a récemment témoigné auprès de La Tribune-Le Progrès avoir « rencontré des difficultés pour circuler en voiture à cause d’un rassemblement devant le Hanout » un samedi soir vers minuit. La municipalité confirme ces dysfonctionnements : « Passé une certaine heure, les gens ne respectent plus le stationnement, ils envahissent la Grand’rue… C’est extrêmement dangereux, surtout vers la rue Victor-Hugo, où la chaussée remonte depuis le centre-ville et cache la visibilité. »
L’attractivité commerciale du centre-ville constitue un autre argument municipal. L’édile évoque « un centre-ville revitalisé » avec l’arrivée récente du Panier Sympa, des Saveurs du potager et d’une seconde boucherie rue du Marché. « L’ouverture après 22 heures ne génère que des difficultés alors que la commune dispose de suffisamment de supermarchés et supérettes de proximité de qualité », poursuit le maire. Il précise ne pas « interdire » aux épiceries concernées – que nous n’avons pu contacter – de fonctionner jusqu’à 22 heures. « D’autant qu’elles rendent service aux personnes âgées pas forcément motorisées pour leurs achats en journée. 22 heures, c’est amplement suffisant. »


