Gabriel Attal : “La ten­dance n’est plus bonne”, aus­si dans la Loire ?

La pan­dé­mie semble reprendre depuis quelques jours. Les Alpes-Maritimes seront confi­nés pour les deux pro­chains week-ends au moins, la mai­rie de Dunkerque demande aus­si des mesures sup­plé­men­taires. Mais la Loire est-elle moins tou­chée ? A‑t-elle vécu le “pire” à l’au­tomne ? Point sur les der­niers chiffres de la Covid dans la Loire.

Une épi­dé­mie sous contrôle dans la Loire ?

Saint-Etienne Métropole connaît actuel­le­ment un taux d’in­ci­dence de 180,8 cas pour 100 000 habi­tants, contre 189,5 cas pour 100 000 habi­tants la semaine pas­sée. Bien en deçà de Nice et de sa métro­pole qui affiche un taux de 771,3 cas pour 100 000 habitants.

Dans la Loire, 452 per­sonnes sont actuel­le­ment hos­pi­ta­li­sées contre 427 il y a une semaine. Dans les Alpes-Maritimes, le nombre de per­sonnes hos­pi­ta­li­sées était de 762 hier (soit +20 par rap­port à la semaine précédente).

Quant à la pres­sion sur les ser­vices de réani­ma­tion, indi­ca­teur par­ti­cu­liè­re­ment sur­veillé, si en une semaine, le nombre n’a pas chan­gé dans la Loire (57 lits), il est de 110 dans le dépar­te­ment du Sud (soit +10 par rap­port à la semaine précédente).

“Confiner local” pour ne pas confi­ner nationalement

De quoi être ras­su­rés, puisque le gou­ver­ne­ment semble mobi­li­ser des mesures locales, jus­ti­fiés par des consi­dé­ra­tions autres que sani­taires. Par exemple, « l’attractivité » du dépar­te­ment, notam­ment en période de vacances sco­laires, selon le maire LR de Nice, Christian Estrosi. Les remon­tées méca­niques étant fer­mées, de nom­breux Français ont choi­si de pro­fi­ter de la dou­ceur prin­ta­nière des Alpes-Maritimes. « Il y a eu un afflux de per­sonnes dans le dépar­te­ment depuis le début des vacances, ça crée for­cé­ment de la mixi­té. Ces lieux-là sont deve­nus des lieux à risques », explique Martin Blachier, épi­dé­mio­lo­giste et méde­cin de san­té publique, pour qui les chiffres devraient redes­cendre natu­rel­le­ment à la fin des vacances.

Qu’en est-il pour le futur ?  L’idée est de confi­ner loca­le­ment pour évi­ter de recon­fi­ner natio­na­le­ment. « En accep­tant le confi­ne­ment local, le mes­sage est simple. Emmanuel Macron n’a aucune envie de repar­tir sur un confi­ne­ment natio­nal. Il pré­fère lâcher sur la régio­na­li­sa­tion que d’ajouter des res­tric­tions natio­nales », décrypte le cher­cheur, qui estime que d’autres dépar­te­ments pour­raient obte­nir le feu vert de l’exécutif dans les pro­chaines semaines.

Quid de l’assouplissement ?

La presse s’é­tait l’é­cho d’un assou­plis­se­ment des mesures déci­dé par Emmanuel Macron sous 8 à 10 jours, lors d’une réunion le 19 février. Avec la reprise de l’é­pi­dé­mie, nous pou­vons nous deman­der si cette assou­plis­se­ment aura bien lieu.

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