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L’un de ses avocats a confirmé cette décision à l’AFP tout en refusant decommuniquer la date précise de sa sortie de l’établissement pénitentiaire où il était placé à l’isolement. Parallèlement à cette libération prochaine, la cour d’appel de Lyon a confirmé jeudi que Gaël Perdriau sera bien rejugé du 8 au 12 juin prochain. Cette audience d’appel permettra de réexaminer l’affaire qui a provoqué la chute politique de l’ancien président de Saint-Étienne Métropole.
Une condamnation lourde en première instance
Le 1er décembre dernier, Gaël Perdriau avait été condamné à cinq ans de prison dont un avec sursis, assorti de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Cette sentence avait entraîné sa démission de ses mandats de maire de Saint-Étienne et de président de la métropole dans les jours suivant le jugement.
Malgré ses protestations d’innocence, l’ex-édile de 53 ans avait été reconnu coupable d’avoir orchestré un complot pour filmer son premier adjoint Gilles Artigues à son insu dans une chambre d’hôtel avec un prostitué. Cette vidéo intime avait ensuite été utilisée pour faire chanter ce rival politique, le piège ayant été financé avec des fonds publics.
Des coaccusés aux destins judiciaires variables
Trois autres membres de l’entourage de Perdriau avaient également été condamnés. Samy Kéfi-Jérôme, ancien adjoint à l’éducation, et son ex-compagnon Gilles Rossary-Lenglet, tous deux condamnés à trois ans de prison ferme, ont également fait appel. Seul Pierre Gauttieri, ancien directeur de cabinet condamné à deux ans de prison ferme, n’a pas contesté sa condamnation.

