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D’après une source syndicale au sein de l’administration pénitentiaire, l’ancien édile a été placé directement à l’isolement. Cette mesure aurait été décidée à la demande de la justice afin de sécuriser ses déplacements au sein de l’établissement, notamment lors des parloirs, avec un blocage systématique des mouvements.
Son avocat, Me Jean-Félix Luciani, a annoncé son intention de déposer sans délai une demande de remise en liberté. Il estime que son client « remplit tous les critères » permettant un tel aménagement, malgré l’exécution provisoire de la peine. Le 1er décembre dernier, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné Gaël Perdriau à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, assortis de cinq années d’inéligibilité avec exécution provisoire. Dans les faits, la partie ferme de la peine s’élève à quatre ans.
La justice a retenu que l’ancien maire, avec trois proches collaborateurs, avait participé à un complot visant à piéger son premier adjoint de l’époque, Gilles Artigues. Ce dernier avait été filmé à son insu dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un prostitué. La vidéo intime aurait ensuite été utilisée pour faire pression sur lui, tandis que des fonds publics auraient servi à financer l’opération.
Plusieurs coaccusés également condamnés
Clamant son innocence, Gaël Perdriau a réaffirmé mercredi vivre cette condamnation comme une profonde injustice. Dans son message publié sur les réseaux sociaux, il dit placer ses espoirs dans la procédure d’appel qu’il a engagée, convaincu que la justice finira par entendre sa version des faits. Dans cette affaire, l’ancien adjoint à l’Éducation Samy Kefi-Jérôme et son ex-compagnon Gilles Rossary Langlet ont chacun écopé de trois ans de prison ferme. Tous deux ont fait appel de leur condamnation.
Seul l’ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, condamné à deux ans de prison ferme, a choisi de ne pas contester la décision du tribunal. L’affaire, qui a profondément marqué la vie politique stéphanoise, est donc loin d’être close et devrait encore connaître de nouveaux développements devant la cour d’appel.

