Hunter à la Comédie de Saint-Etienne jusqu’au 26 avril

Dans une mai­son pavil­lon­naire, un cou­ple décou­vre une jeune femme cachée dans le jardin.
Elle sem­ble égarée et paniquée. L’intrusion de ce mys­térieux
per­son­nage va faire bas­culer leur vie dans le fan­tas­tique.

Après avoir revis­ité dans Van­ish­ing Point les codes du « road movie » en entremêlant sur scène musique live et tour­nage en direct, l’auteur-metteur en scène Marc Lainé se penche cette fois-ci sur l’esthétique du ciné­ma « d’horreur ». Par les moyens du théâtre, il désire inter­roger au plateau la fig­ure du loup-garou. Ce mythe de l’homme se trans­for­mant en bête sauvage et san­guinaire appar­tient depuis tou­jours à notre imag­i­naire col­lec­tif. Il a pu être inter­prété selon les âges comme un sym­bole poli­tique ou éro­tique. Con­traire­ment au ciné­ma qui priv­ilégie sou­vent le spec­tac­u­laire à la réflex­ion, Marc Lainé, pour sa part, choisit de ques­tion­ner tous les trucages. Par un dis­posi­tif « home made », il nous per­met d’assister en direct à la trans­for­ma­tion de la comé­di­enne, par le jeu du maquil­lage et l’utilisation de pro­thès­es. Non sans humour, il pro­pose des pistes de réflex­ion sur la portée à la fois sym­bol­ique et fan­tas­ma­tique d’une telle méta­mor­phose, et nous inter­roge sur la nature d’un désir destruc­teur dans ses représen­ta­tions les plus mon­strueuses.

Texte, mise en scène et scéno­gra­phie Marc Lainé | musique orig­i­nale Gabriel Leg­eleux (alias Super­poze) | avec Geof­frey Carey, Béné­dicte Cerut­ti, Marie-Sophie Fer­dane, Gabriel Leg­eleux, David Migeot

www.lacomedie.fr



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