Interview de Véronique Gallo. Sur scène à St-Chamond le 19 janvier

Elle voulait 4 enfants… elle les a eus. Dans «The one moth­er show» qu’elle pro­pose ce dimanche 19 jan­vi­er à 17h à la salle Aris­tide Briand, l’hu­moriste Belge Véronique Gal­lo racon­te son quo­ti­di­en de mère débor­dée…. Désopi­lant !

Cette humoriste a démar­ré sur le web et à la télévi­sion avec ses petites vidéos «Vie de mère». Son spec­ta­cle, «The one moth­er show», à décou­vrir ce jeu­di soir au Casi­no Bar­rière, est dans la même veine. Inter­view pour 42info.fr

C’est votre pre­mière tournée en France?

Oui, une grande tournée de 65 dates qui se ter­mine à Toulouse et Bor­deaux. Je passe à Saint-Cha­mond, a coté de Saint-Eti­enne. J’ai fait cinq one-woman show en Bel­gique. Celui-ci est directe­ment inspiré des cap­sules «Vie de mère», sur les chaines Teva et 6ter. Je me sers de mon vécu car j’ai trois enfants de 18, 15 et 6 ans. Quand j’é­tais jeune maman, je trou­vais que les autres étaient des «mères par­faites», con­traire­ment à moi. Les mères gèrent beau­coup de choses, elles ont la charge men­tale. Il est temps qu’elles aient plus de place et de recon­nais­sance.

Com­ment êtes-vous dev­enue humoriste?

Avec l’écri­t­ure, le théâtre est ma pas­sion mais j’ai mis du temps à oser me lancer. J’ai d’abord enseigné. Je me défi­nis plus comme une «racon­teuse d’his­toires» que comme humoriste. Ce n’est pas un spec­ta­cle à sketchs. J’embarque le pub­lic dans une journée-type de maman, un kaléi­do­scope d’é­mo­tions, de moments cocass­es. C’est très inter­ac­t­if.

Votre pub­lic est féminin?

Les femmes sont majori­taires, mais il y a pas mal d’hommes aus­si. Ce n’est pas une charge con­tre eux. Je par­le aus­si de la dif­fi­culté de main­tenir une vie de cou­ple à flot. Un jour, j’ai demandé aux spec­ta­tri­ces comme elles fai­saient à ce niveau-là et il y en a une qui a lancé : «je prends des RTT». Ses col­lègues étaient pliées. Moi, dans la vraie vie je suis divor­cée depuis deux ans, mais pour le moment je ne trou­ve pas grand chose de drôle à racon­ter sur ça!

Votre sens de l’hu­mour vous a aidé?

Dans les rela­tions humaines en général, c’est essen­tiel. Je par­le d’un humour bien­veil­lant, qui aide à rel­a­tivis­er. Dans l’é­d­u­ca­tion des enfants, on obtient par­fois plus de résul­tats qu’en cri­ant.

En résumé, votre mes­sage?

Si on se rem­plit soi-même, on a beau­coup de choses à don­ner aux autres. Si on s’épuise, on se perd.

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