Les Ligériens ont puisé dans leurs ressources pour décrocher ces deux points précieux, démontrant un état d’esprit combatif qui augure bien de la suite des événements.
Le secteur arrière roannais a livré une prestation remarquable, particulièrement en première période. Avec seulement 28 points concédés en vingt minutes, l’équipe a posé les bases de son succès. Le contrôle de la raquette s’est avéré décisif, limitant drastiquement les secondes chances adverses avec un différentiel éloquent de 12-2.
Cette performance défensive a permis de prendre une avance de quatre longueurs à la pause (32-28), avantage qui s’est révélé crucial dans l’économie générale de la rencontre.
Javon Masters répond aux attentes
Après sa prestation décevante contre Aix en coupe (défaite 79-83), le meneur américain était scruté de près. Sa réaction s’est montrée parfaite : neutralisation totale de Donaldson (muet à la mi-temps) et animation offensive qui a maintenu l’équipe à flot dans les moments difficiles.
Le joueur français a signé la victoire avec une séquence décisive : 8 points consécutifs dans le money-time pour sceller le sort de la partie. Au total, 9 points inscrits en moins de huit minutes, témoignant d’une efficacité redoutable dans les instants cruciaux.
Domination au rebond confirmée
Avec 45 captures totales, dont 23 rebonds offensifs (45% du total), Roanne confirme sa supériorité dans ce secteur de jeu. Le trio Levarity-Markusson-Leopold s’adjuge 21 rebonds à lui seul, illustrant la puissance physique de l’effectif dans la peinture.
Les statistiques offensives révèlent des lacunes préoccupantes. Avec 38% de réussite globale et un catastrophique 4/22 à longue distance, l’attaque roannaise peine à trouver ses marques. Cette irrégularité fait écho aux difficultés rencontrées en coupe (32% contre Aix).
Antoine Diot tempère en évoquant les circonstances particulières : arrivées tardives de Blair et Markusson, blessure du premier cité, et intégration toute fraîche de Durham. Ces éléments perturbateurs expliquent en partie les difficultés d’automatismes.
Le prochain rendez-vous face à Rouen permettra de mesurer les progrès accomplis et de confirmer cette dynamique positive initiée dans la douleur mais avec détermination.


