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Malgré des moments délicats, l’équipe de TJ Parker a su faire la différence dans les phases décisives pour l’emporter face à un adversaire qui restait lui aussi sur huit succès consécutifs.
Dne défense qui fait la différence dans les moments clés
Depuis l’arrivée de TJ Parker sur le banc ligérien, la Chorale a bâti sa domination sur des séquences défensives impactantes qui déstabilisent ses adversaires. La victoire à Aix illustre parfaitement cette capacité à imposer son intensité aux moments cruciaux.
La première mi-temps roannaise s’est révélée exemplaire défensivement. Les Ligériens ont encaissé seulement 32 points en 20 minutes, avant de concéder 57 points lors des 20 minutes suivantes. Mais c’est précisément dans cette période aixoise que Roanne a démontré sa nouvelle solidité mentale en réalisant les stops décisifs dos au mur, tout en se montrant chirurgicale en attaque.
Des entames fracassantes mais des trous d’air persistants
L’équipe a pris l’habitude de démarrer fort ses rencontres. Face à Aix, un 11-2 initial a permis de prendre rapidement les commandes, à l’image du 11-2 contre La Rochelle ou du 6-16 lors de la demi-finale aller à Vichy. Ces départs canon installent Roanne dans une position favorable.
Le problème ne réside pas tant dans les baisses de régime ou les hausses d’intensité adverses, mais dans leurs conséquences. À Aix, les visiteurs ont encaissé un 13-0 en deux minutes qui a complètement remis à plat la situation (13-11, 5e minute). C’est à force d’ajustements que TJ Parker a trouvé la formule pour freiner les Savoyards à seulement 4 points en 9 minutes, changeant radicalement la physionomie du match.
Une réaction collective exceptionnelle
À 63-61 à la 30e minute, les Roannais ont traversé la tempête aixoise en passant un 2-18 dévastateur (65-79, 35e minute) avant de gérer la fin de rencontre grâce à Masters et Blair. Cette séquence a conjugué intensité défensive retrouvée et efficacité offensive clinique.
Diot, Leopold et Masters ont réussi des 2+1 décisifs. Portés par le rythme imposé défensivement, Diot et Blair ont converti trois des cinq paniers à trois points dans les sept dernières minutes, démontrant une capacité d’exécution remarquable dans les moments chauds.
Un collectif aux multiples armes
Avec neuf joueurs affichant entre 9 et 18 d’évaluation, la Chorale a confronté Aix à un véritable casse-tête tactique. Les menaces peuvent surgir de partout, à tout moment et dans tous les secteurs du jeu.
Affo Mama a terminé meilleur rebondeur avec 6 prises. Levarity s’est montré exceptionnel en début de match. Diot a régulé les phases les plus délicates avec la précision d’un horloger. Harvey Gauthier assume de plus en plus de responsabilités offensives. Au-delà des statistiques, Wojciechowski s’est montré précieux avec un rebond offensif et une claquette pour éteindre Aix et creuser l’écart à +14, après avoir déjà été très actif dans le 0-7 permettant de reprendre l’avantage (19-20, 22e minute). « On est tombé sur une grosse équipe de Roanne », a reconnu Lois Grasshoff au Progrès. « Roanne nous a fait déjouer par séquences », a résumé parfaitement le coach savoyard Julien Cros.
Une transformation mentale spectaculaire
Cette équipe qui se liquéfiait en fin de match face aux retours adverses est devenue insubmersible, mentalement indestructible. « Mentalement, on arrive à repartir », explique Harvey Gauthier, soulignant que son coach a apporté « de la confiance et un impact défensif ».
Pourtant, TJ Parker demeure très exigeant. Il a peu apprécié certaines bévues qui auraient pu coûter cher, comme celle de Wojciechowski, trop altruiste, même si Diot a converti l’action à trois points qui a suivi. Le technicien a également peu goûté la balle perdue sur remise en jeu dans la dernière minute.
Si Roos n’était pas en réussite, Markusson a réellement coulé lors de ses 10 minutes de jeu. Papa depuis peu et dominé par le Roannais Nicolas Pavrette, le Suédois s’est montré trop bas sous son cercle et a souvent vu arriver tardivement les fusées aixoises. Il peut apporter bien davantage.
Un potentiel encore inexploité
Tous ces éléments signifient que la Chorale n’a pas atteint 100 % de son potentiel. Ces neuf victoires consécutives doivent se savourer à juste titre comme une série exceptionnelle. Roanne tient son destin en main pour l’accession et accueillera prochainement Blois et Orléans.
En parlant de titre, le prochain défi se profile dimanche à Poitiers contre Orléans en finale. Harvey Gauthier résume parfaitement l’état d’esprit : « C’est rare de jouer une finale, on y va pour gagner, let’s go. »

