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Cette enquête, menée du 3 au 10 septembre auprès de 600 électeurs stéphanois, vise à éviter les querelles intestines qui pourraient affaiblir l’opposition face à la majorité actuelle.
Quentin Bataillon : l’ancien député Renaissance en campagne
À 31 ans, ce natif de Feurs peut se prévaloir d’un parcours européen et national. Après avoir collaboré avec François Grossetête au Parlement européen puis occupé des fonctions de conseiller ministériel, il a représenté la Loire à l’Assemblée nationale de 2022 à 2024. Durant son mandat, il a notamment porté une législation favorable aux associations et bénévoles. Reconverti dans l’entrepreneuriat, Bataillon prône une nouvelle offre pour la ville tout en évitant les attaques personnelles contre l’équipe sortante.
Zahra Bencharif : du PRG vers l’union centriste
Cette entrepreneure de 50 ans, née au Maroc et présidente départementale du Parti radical de gauche depuis 2015, opère un repositionnement stratégique notable. Après avoir obtenu 1,22% des voix en solitaire lors des précédentes municipales, elle rejoint désormais l’union de droite et centre. Mère de deux enfants, elle justifie cette évolution par la situation exceptionnelle de Saint-Étienne et la nécessité de former un arc républicain pour dépasser les blocages actuels, tant sur le plan éthique qu’en termes d’attractivité territoriale.
Alain Berthéas : l’expérience du secteur privé et public
Ce Stéphanois de 68 ans cumule une solide expérience entrepreneuriale et politique. Président de Sigvaris SA et du Pôle des technologies médicales, il a également dirigé Loire Forez Agglo et exercé comme maire adjoint de Saint-Just-Saint-Rambert. Grand-père de cinq petits-enfants, il souhaite que le Parti radical, qu’il préside au niveau départemental, pèse dans cette consultation qui déterminera le leadership de l’opposition municipale.
Lionel Boucher : l’ancien adjoint en quête de rehabilitation
Ce Stéphanois de 48 ans, père de quatre enfants et président de l’UDI Loire, porte le poids de son éviction de l’équipe municipale pour avoir soutenu Gilles Artigues dans l’affaire de la sextape. Ancien collaborateur parlementaire d’Artigues, il dirige aujourd’hui une structure d’éducation populaire et enseigne la communication à l’université. Il revendique une connaissance intime de la ville.
Dino Cinieri : l’homme d’expérience
À 69 ans, cet ancien chef d’entreprise de 2500 salariés dispose du parcours électif le plus étoffé. Maire de Firminy de 2001 à 2008, député de la Loire de 2002 à 2023, il siège au conseil régional depuis 2016 et vice-préside le Parc naturel régional du Pilat depuis 2023. Il justifie sa candidature par la volonté d’éviter la division des forces républicaines et centristes, privilégiant le choix populaire sur les décisions partisanes pour désigner le futur candidat.
Méthodologie : un sondage à 12 000 euros
L’Ifop conduira cette enquête téléphonique sur un échantillon représentatif de 600 électeurs stéphanois, constitué selon la méthode des quotas sociodémographiques et géographiques basée sur les données Insee les plus récentes. Les questions porteront sur la notoriété des candidats, l’opinion qu’en ont les sondés et leur aptitude présumée à exercer la fonction mayorale. Les participants devront également préciser leurs votes de 2020 et 2022.

