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L’OIP avait saisi la justice début novembre via un référé-liberté pour alerter sur l’état sanitaire préoccupant de la maison d’arrêt. L’association s’appuyait sur les constatations effectuées par la députée LFI Andrée Taurinya lors de sa visite en juin dernier : sanitaires insalubres, fenêtres défectueuses, accumulation d’ordures dans les espaces extérieurs.
Ces observations ont conduit le tribunal administratif lyonnais à ordonner trois interventions prioritaires : la réfection des fenêtres de trois cellules du quartier féminin, le renouvellement des bancs et abris des cours principales, ainsi que l’installation de sièges dans la cour de promenade du quartier disciplinaire.
Plusieurs travaux jugés nécessaires par l’OIP n’ont pas été retenus par la justice, notamment la rénovation des douches et toilettes du quartier des femmes. Le cadre juridique du référé-liberté, bien qu’efficace pour obtenir des mesures rapides, contraint le juge à se limiter aux interventions strictement urgentes. L’OIP dispose de moins d’une semaine pour interjeter appel si l’organisation estime les mesures insuffisantes. La prison de La Talaudière proche de Saint-Étienne est aujourd’hui surpeuplé comme beaucoup de maison d’arrêt en France.
Au 1er juin 2025, 84 447 personnes étaient détenues pour 62 566 places opérationnelles. 5 761 personnes dorment sur un simple matelas au sol. La surpopulation atteint un point très haut, à 135 %. Etablissements les plus touchés, la surpopulation dans les maisons d’arrêt culmine à 165,6 % en moyenne. Cela pose des problèmes évidents de condition humaine et sanitaire.
Evolution de la densité carcérale et du nombre de détenus



