L’intersyndicale CFE/CGC, CGT, Solidaires, UNSA et FSU met en lumière une réalité préoccupante : 9% des viols ou tentatives de viols surviennent dans le cadre professionnel. Plus inquiétant encore, 30% des salariées déclarent avoir été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail.
Le silence demeure la norme pour ces victimes : 70% d’entre elles n’ont jamais évoqué ces faits auprès de leur employeur. Cette omerta s’explique notamment par les conséquences subies par celles qui osent parler.
Des conséquences dramatiques pour les victimes qui témoignent
Lorsque les victimes brisent le silence, elles subissent fréquemment des représailles. Les syndicats révèlent que 40% des travailleuses ayant signalé des violences estiment que la situation a été réglée à leur détriment, aboutissant parfois à une mutation imposée ou même un licenciement.
Cette double peine s’explique par le manquement de nombreux employeurs, tant publics que privés, à leurs obligations en matière de santé et sécurité. La prévention, la protection des victimes et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles restent insuffisamment appliquées dans le monde du travail.
Deux mobilisations programmées dans le département
Les organisations syndicales organisent deux rassemblements ce samedi 22 novembre dans la Loire. À Saint-Étienne, un regroupement est prévu à 11 heures place Jean Jaurès. À Roanne, une manifestation partira du palais de justice à 15 heures.
Ces actions interviennent quelques jours avant la commémoration internationale du 25 novembre, date choisie par l’ONU en 1999 en mémoire des sœurs Mirabal, militantes dominicaines assassinées pour leur combat contre la dictature. Depuis cette désignation, le département ligérien participe activement à la sensibilisation contre toutes les formes de violences envers les femmes.

