La Loire parmi les départements les plus exposés à l’ozone

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’observatoire agréé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, a fait le bilan ce matin sur la qualité de l’air pour l’année 2020. Entre chiffres complexes et multiplication des facteurs à prendre en compte, découvrez les points importants de cette conférence.

L’année 2020 : des chiffres qui attestent de quelques améliorations

Articulé autour de la thématique de l’ozone, un polluant estival, ce bilan a permis de saluer les efforts de tous les acteurs concernés : les collectivités territoriales, la Région, l’Etat. Bien que l’ozone ne fasse pas partie des polluants les plus connus, réduire drastiquement sa production a de nombreux enjeux.

Agressif pour les muqueuses oculaires et les voies respiratoires, l’ozone a également des impacts sur la croissance des végétaux et nuit aux rendements agricoles. Son impact économique est donc considérable, d’autant plus qu’il a une influence directe sur le réchauffement climatique.

En moyenne sur la région Auvergne-Rhône-Alpes, la pollution à l’ozone a diminué de 9% par rapport à 2019. Deux principaux facteurs sont à l’origine de cette diminution : la baisse des activités industrielles et du trafic liée au contexte sanitaire ainsi que des conditions météorologiques favorables.

Un plan régional ozone en cours d’élaboration par les services de l’Etat

Même si l’on observe une amélioration sur l’année 2020, des efforts restent à faire. 4 secteurs d’activité sont davantage concernés. Il s’agit de l’agriculture, de l’industrie, du résidentiel et du transport routier. Pour y parvenir, un plan régional ozone en cours d’élaboration par les services de l’Etat.

Décliné aux différentes échelles du territoire, le plan se divise en 4 grandes thématiques.

Agriculture : l’objectif sera de réduire les émissions des précurseurs de l’ozone. Par exemple, en agissant notamment sur l’alimentation animale et la couverture des effluents d’élevage.

Mobilité : l’objectif sera d’améliorer la logistique urbaine, d’accompagner le télétravail, de réduire les vitesses de circulation…

Forestier : l’objectif sera d’identifier et de promouvoir les essences moins émettrices en COV (composés organiques volatils)

Industriel : l’objectif sera de réduire l’émission de COV non méthaniques des entreprises soumises à la directive 2010/75/UE. Il s’agira également d’informer et de sensibiliser les professionnels du BTP sur les bonnes pratiques à suivre sur les chantiers dans les périodes propices au développement de l’ozone.

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