La notion de “biens essentiels” traduit l’échec de la régulation des flux dans les hypermarchés

Dans un com­mu­niqué paru sur le site de l’as­so­ci­a­tion UFC-Que Choisir, le prési­dent de l’as­so­ci­a­tion défen­dant les con­som­ma­teurs se veut très cri­tique envers les deux déci­sions liées au com­merce du gou­verne­ment : la fer­me­ture des petits com­merces, puis celles des rayons non-essen­tiels. 

Dans sa let­tre, il revient notam­ment sur la “vision total­i­taire” de ce qui est défi­ni comme essen­tiel. D’au­tant que cette déci­sion a été prise sans con­sul­ta­tion des par­ties prenantes ni con­cer­ta­tion: “Il faut dire que la fer­me­ture des seuls com­merces de prox­im­ité, qui plus est sur un critère arbi­traire qui con­fine à une vision total­i­taire de ce qui est « essen­tiel » dans la vie de cha­cun, avait de quoi émou­voir.” 

Sur la déci­sion en elle-même, le prési­dent de l’UFC la cri­tique sur deux points. La pre­mière, c’est bien sûr la con­cur­rence déloyale entre les petits com­merces, les hyper­marchés et les GAFAM. 

Enfin, en qual­i­fi­ant la fer­me­ture des rayons essen­tiels d’hérésie, d’im­bé­cil­ité, en reprenant les mots d’un jour­nal­iste, sur le plan san­i­taire, il note aus­si l’échec de la régu­la­tion des flux, l’im­pos­si­bil­ité de faire respecter la dis­tan­ci­a­tion sociale. Ces mesures étant rem­placés par une dis­tinc­tion de “biens essen­tiels”, bien plus facile à met­tre en œuvre. 

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