Entre changements de direction et incertitudes administratives, le BCMF se réorganise pour garantir sa pérennité au haut niveau.
Une saison sportive brillante mais des coulisses en mutation
La saison 2025-2026 du Basket Club Montbrison Féminin révèle un contraste saisissant. Sur le terrain, l’équipe de Corinne Benintendi enchaîne les performances et joue les premiers rôles en championnat. En parallèle, l’institution traverse une phase délicate marquée par plusieurs départs de figures emblématiques, dont celui du président de l’association Christophe Poyet fin 2025.
L’annonce du départ de Corinne Benintendi, coach historique et bâtisseuse des succès montbrisonnais, a suscité de nombreuses interrogations dans le milieu du basket. Entre rumeurs de désengagement et démissions successives, certains craignaient un retrait de l’équipe fanion du championnat national.
Une direction renouvelée avec des engagements clairs
Pour dissiper toute incertitude, la nouvelle direction a pris la parole. Le 16 février au soir, Françoise Forestier, pilier du pôle professionnel, a annoncé via les réseaux sociaux son retrait progressif prévu pour juin 2026. « Ma décision n’est ni un désengagement du club, ni un manque d’envie. C’est le choix réfléchi de passer le relais après avoir donné le maximum », a-t-elle déclaré a nos confrères du Progrès, insistant sur sa volonté de permettre à la nouvelle équipe d’installer un nouveau cycle.
Christelle Boulogne assume désormais la présidence du club et supervisera la partie amateur. Côté professionnel, Patrick Cognet, partenaire de longue date via son Intermarché de Saint-Romain-le-Puy, succédera à Françoise Forestier. L’annonce officielle est tombée mardi 17 février en milieu de journée sur les réseaux sociaux du BCMF. « Il faut aujourd’hui l’annoncer car il y a une saison à préparer », confirme le nouvel homme fort, qui se concentre déjà sur l’organisation de l’exercice suivant, laissant l’équipe en place gérer la fin de saison actuelle.
une épée de damoclès administrative
Malgré la volonté affichée de maintenir le club en Ligue Féminine 2, Christelle Boulogne ne minimise pas les obstacles à franchir. « Aujourd’hui, nous n’avons pas de certitudes, nous sommes soumis à cette incertitude administrative, mais la volonté est là », reconnaît-elle.
Cette incertitude découle d’un problème réglementaire majeur : il y a un an, la Fédération française de basket n’avait pas accordé d’équipe U18 Elite au club. Or, cette structure constitue une condition indispensable pour obtenir un centre de formation et, par extension, conserver le droit d’évoluer en LF2. Le BCMF s’apprête à déposer un nouveau dossier auprès de l’instance fédérale, conscient que son avenir au plus haut niveau dépend de cette validation.
un budget modeste qui nécessite des renforts
Sur le plan financier, la situation apparaît saine mais tendue. Avec environ 550 000 euros, le club affiche l’un des budgets les plus faibles de la division. Face aux baisses de dotations attendues, notamment de la part du Département, la recherche active de nouveaux partenaires et sponsors devient une priorité absolue pour cette direction renouvelée.
Le renouvellement ne concerne pas uniquement les dirigeants. Confronté au vieillissement de son corps de bénévoles, le BCMF lancera prochainement une journée dédiée au recrutement de nouvelles forces vives, indispensables au bon fonctionnement des coulisses du club.
la succession de benintendi déjà en marche
Sur le plan sportif, la relève de Corinne Benintendi se prépare activement. Le club aurait déjà identifié sa future entraîneure, avec des rumeurs persistantes évoquant le nom d’une ancienne joueuse de l’effectif, sans confirmation officielle à ce stade. « Il y a un coach à trouver qui n’est pas encore certain, on a des pistes », précise Patrick Cognet avec prudence.
Malgré un environnement concurrentiel exigeant et des défis administratifs de taille, le Basket Club Montbrison Féminin affiche sa détermination à poursuivre son aventure au plus haut niveau national, quel qu’il soit. La restructuration engagée vise à assurer la pérennité d’une institution qui refuse de s’éteindre et entend bien continuer à rayonner dans le paysage du basket féminin français.


