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Jérémy Rousset, syndicaliste FSU et directeur de l’école des Frères-Chappe, rappelle que les enseignants et les enfants « ne peuvent pas travailler dans de bonnes conditions » explique t’il a nos confrères Le Progrès, compromettant l’apprentissage fondamental de la lecture et de l’écriture.
Le CEPS a élaboré un programme précis en huit points, fruit de trois années de réflexion et de travail de terrain. Les propositions couvrent la rénovation des bâtiments scolaires, l’augmentation du nombre d’ATSEM, le budget des projets pédagogiques, et la création de conseils éducatifs de quartier. Ce document de dix pages a été envoyé à tous les candidats déclarés, à l’exception du Rassemblement National, écarté pour son opposition présumée à l’école publique.
Un investissement colossal demandé : 150 millions d’euros
La mesure phare du collectif concerne la rénovation massive des établissements. Le CEPS réclame 150 millions d’euros sur le prochain mandat, soit près de quatre fois plus que les 40 millions investis ces six dernières années. Cette somme permettrait non seulement d’améliorer les conditions d’apprentissage mais aussi de réaliser des économies d’énergie substantielles, les écoles étant qualifiées de véritables passoires thermiques.
Au-delà des travaux, le collectif formule des demandes précises : une ATSEM par classe de maternelle (contre 0,5 actuellement), 25 euros par an et par enfant pour les projets pédagogiques, et la création de conseils éducatifs de quartier pour renouer le dialogue avec la municipalité. Ces mesures, qualifiées de légitimes plutôt qu’utopiques, visent à améliorer concrètement les conditions d’enseignement et d’apprentissage.
Un débat public le 2 février pour interpeller les candidats
Le CEPS organise un débat le lundi 2 février de 18h à 20h au Petit Chapelon rouge. L’événement permettra aux candidats de présenter leur vision pour l’école publique et de réagir aux propositions du collectif. Jeanne Vimal, parent d’élève à l’école des Francs-Maçons, espère que cette rencontre permettra « d’échanger sur la réalité de nos écoles publiques ». Les habitants pourront également poser leurs questions directement aux candidats.
70 000 Stéphanois concernés par l’enjeu scolaire
Le collectif souligne l’ampleur de l’enjeu : avec 13 000 enfants scolarisés dans les établissements municipaux, ce sont près de 70 000 personnes (parents et grands-parents inclus) directement concernées par la question scolaire. « Ça mérite qu’on s’y intéresse », insiste Jérémy Rousset dans les lignes de nos confrères du Progrès, qui veut dépasser les thématiques traditionnelles de campagne comme la sécurité ou la propreté.
Une neutralité revendiquée mais sélective
Le CEPS revendique une certaine neutralité dans sa démarche, tout en excluant le RN de ses invitations. Cette position s’explique par le vote passé d’élus RN contre des subventions à l’école publique au conseil municipal. Le collectif espère néanmoins que tous les autres candidats répondront présents pour ce débat crucial.
Pour le collectif, investir dans l’école publique représente bien plus qu’une simple dépense. « Avoir une belle école, qui fait envie, ce sont des investissements qui paient », argue Jérémy Rousset au Progrès. L’amélioration des conditions scolaires est présentée comme un levier d’égalité sociale et d’attractivité territoriale, capable de changer la vie des habitants et d’attirer de nouvelles familles dans une ville en quête de renouveau démographique.

