Le mar­chand de Venise à la Comédie de Saint-Etienne du 29 nov. Au 1er dec.

Une pièce de théâtre de William Shakespeare mise en scène de Jacques Vincey.

Pour pou­voir séduire Portia, une héri­tière for­tu­née, Bassanio veut faire un emprunt auprès de son ami
Antonio, un riche mar­chand de Venise. Mais la for­tune d’Antonio est en mer. En atten­dant le retour de ses bateaux,  Antonio emprunte lui-même de l’argent à l’usurier Shylock, à une condi­tion : si Antonio n’est pas en mesure de le rem­bour­ser à temps, Shylock pré­lè­ve­ra sur lui une livre de chair…

Quelle valeur don­nons-nous à l’existence humaine ? À l’heure de la dette mon­diale, des flux migra­toires et de la mon­tée des extré­mismes, cette créa­tion s’est impo­sée avec force à Jacques Vincey. Et parce que le théâtre doit nous per­mettre de déjouer le réel pour révé­ler le scan­da­leux et l’obscène que le monde actuel s’efforce de cacher, le met­teur en scène a sou­hai­té que la réécri­ture de la pièce morde très for­te­ment notre actua­li­té. Sans faire le deuil du lyrisme, de la poé­sie et de l’humour, qui sont autant de marques de fabrique de l’auteur, cette adap­ta­tion s’ancre réso­lu­ment dans notre contem­po­ra­néi­té : « une comé­die dan­sant sur la pou­drière d’une éco­no­mie au bord de l’explosion ». À tra­vers ce mar­ché sor­dide, Shakespeare expose la frac­ture d’un monde où les rela­tions entre les hommes ne sont plus régies par une trans­cen­dance indis­cu­table mais par des contrats négo­ciés et enca­drés par leurs lois. Un flot­te­ment des valeurs qui trans­forme la loi du plus fort en loi du marché.

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