Cette fermeture brutale intervient moins d’un an après l’inauguration de cet espace culturel dédié à l’art urbain.
Plus de 60 000 euros de dettes accumulées
Situé au 14 rue Pétin Gaudet, le Mausa succombe sous le poids de dettes dépassant les 60 000 euros. Cette situation financière critique trouve son origine dans un désaccord profond entre le fondateur du musée, Stanislas Belhomme, et le mécène privé qui détenait 60 % des parts de la structure.
Face à cette mésentente devenue insurmontable, le fondateur a procédé au rachat de l’intégralité des parts de la société. Néanmoins, cette reprise totale du capital ne s’est pas accompagnée des moyens nécessaires pour assurer la pérennité de l’établissement.
Une décision prise pour endiguer les pertes
Stanislas Belhomme a justifié cette fermeture auprès de Radio SCOOP par la nécessité d’interrompre l’accumulation des pertes. « Je me retrouve avec des investisseurs qui ne font plus partie de la société parce qu’on ne s’entendait plus. J’ai mis tout ce que je pouvais mettre dans ce musée. Mais on a accumulé des dettes. Donc, on a pris la décision de fermer le musée pour arrêter l’hémorragie. C’est vrai que ce n’est pas très positif pour nous », a-t-il reconnu, la déception perceptible dans ses propos.
L’avenir du musée entre sauvetage et liquidation
Deux issues se dessinent désormais pour le Mausa. La première consisterait en l’adoption d’un plan de sauvegarde permettant la poursuite de l’activité culturelle, à condition de trouver de nouveaux investisseurs prêts à relancer le projet. La seconde, nettement plus sombre, conduirait à une liquidation judiciaire signant la disparition définitive de ce lieu dédié à l’art urbain.
Le fondateur cherche activement de nouveaux partenaires financiers susceptibles d’apporter les capitaux nécessaires à la relance de cette initiative qui avait suscité l’enthousiasme lors de son inauguration en mai 2025.

