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Résilience et optimisme face à l’incertitude nationale
Lundi 26 janvier à Lyon, Fabrice Pannekoucke a prononcé ses premiers vœux à la presse depuis sa prise de fonction à la tête de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Le successeur de Laurent Wauquiez a confirmé la continuité des orientations régionales des dix dernières années, axées sur l’attractivité territoriale, la sécurité et la préparation des Jeux olympiques d’hiver de 2030.
Lors de cette conférence de presse, le président a adopté un ton volontariste marqué par l’envie de faire bien et mieux. L’exécutif régional se prévaut d’un bilan industriel positif avec 16 000 emplois sauvegardés ou relocalisés durant la dernière décennie.
Parmi les réalisations emblématiques, le président a mis en lumière l’arrivée du site Safran sur la Plaine de l’Ain. Ce projet représente 450 millions d’euros d’investissement pour la création de 250 emplois. Toutefois, ce tableau industriel comporte quelques ombres, avec plusieurs fermetures ou contractions d’activité mentionnées brièvement lors de la présentation.
Un arsenal sécuritaire sans précédent
La sécurité constitue l’axe majeur du discours présidentiel. Fabrice Pannekoucke a confirmé l’objectif ambitieux de financer 20 000 caméras de vidéosurveillance d’ici fin 2026, à destination des communes qui en feront la demande. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie globale de surveillance du territoire régional.
Le dispositif Sécurité renforcée, inauguré en 2024, sera étendu à l’ensemble du territoire. Il prévoit un renforcement des effectifs de la sûreté ferroviaire, l’installation de caméras additionnelles et la sécurisation des abords des gares pour rassurer les usagers des transports.
Dans les établissements scolaires, la Région poursuit son programme d’équipement en systèmes de contrôle d’accès et de vidéosurveillance. Plus controversé, Fabrice Pannekoucke a annoncé l’expérimentation de scanners corporels et de vidéosurveillance algorithmique dans les lycées, franchissant un nouveau cap dans la surveillance des espaces éducatifs.
Réseaux sociaux : la Région part en guerre contre la course aux clics
La problématique des jeunes et des réseaux sociaux a occupé une place importante dans l’allocution. Le président régional a dénoncé leurs effets délétères sur l’information et le climat éducatif, pointant notamment la « course aux clics » qui dégrade la qualité des contenus. Pour y remédier, la Région s’associera au Centre national du cinéma afin de développer des programmes d’éducation aux médias et à l’image destinés aux lycéens.
Sur le front agricole, la Région réaffirme son opposition frontale au traité du Mercosur, considéré comme incompatible avec la préservation des filières locales et le respect des normes sanitaires françaises. Cette position s’intègre dans une stratégie plus vaste de défense de la souveraineté alimentaire, notamment via l’approvisionnement en produits locaux dans la restauration collective des lycées.
400 maisons de santé contre la désertification médicale
Parmi les autres priorités évoquées figurent la santé, les transports et l’aménagement du territoire. Le président a réitéré l’engagement régional de soutenir 400 maisons de santé, dispositif présenté comme une solution clé pour garantir l’accès aux soins dans les territoires ruraux et périurbains confrontés à la pénurie de médecins.

