Les 2 pre­miers noms de la 14eme édi­tion du Forezial les 3, 4 et 5 aout 2018

PANDA DUB et KENY ARKANA sont les 2 pre­miers noms.

Panda Dub se nour­rit de la scène Dub Anglaise telle que Mad Prof, Vibronic, Iration Steppas ou encore Alpha & Omega mais aus­si de la scène fran­çaise du mou­ve­ment reg­gae roots élec­tro dub, telle que High Tone, Kaly ou Impro Dub. Malgré ces influences diverses, on peut lui recon­naitre un style bien à lui, des mélo­dies pla­nantes et samples eth­no défi­lant au rythme de grosses basses pré­do­mi­nantes qui ravient les fans du genre, notam­ment sur scène lors de ses mul­tiples concerts et fes­ti­vals. Ce curieux mélange pro­duit une tex­ture envoû­tante et per­cu­tante. Panda Dub s’est d’abord fait connaître sur le web entre 2007 et 2009, notam­ment grâce à ces deux albums : « Born 2 Dub » et « Bamboo Roots ».

Puis viennent en 2009 et 2010, le maxi Subcontraire et l’EP Black Bamboo, sous le net label Original Dub Gathering. Ces deux publi­ca­tions sont télé­char­gées alors plus de 20 000 fois dans l’année qui a sui­vi sa publi­ca­tion. C’est le début de la consé­cra­tion pour le jeune Mathias. C’est en 2011, qu’il se lance dans l’autoproduction, avec un EP en ver­sion CD « Antilogy ».

Cet EP a été très bien accueilli par les puristes du genre, mais aus­si par un public à la recherche d’un renou­veau musi­cal que Panda Dub a su leur appor­ter. Après plu­sieurs appa­ri­tions sur des com­pi­la­tions (ODGProd ou encore Paproota), il sort en Janvier 2013 son der­nier album en date, « Psychotic Symphony » en libre télé­char­ge­ment sur le site d’ODGProd. Entre toutes ces sor­ties musi­cales, Panda Dub conti­nue de se pro­duire dans les petites salles comme les grands fes­ti­vals pour des concerts live aux ambiances chaudes et élec­tro ! Le jeune artiste fait incon­tes­ta­ble­ment par­tie des artistes révo­lu­tion­nant le monde de la musique mais sur­tout le Dub Français, avec des sur­prises musi­cales qui se veulent rafraichissantes.

Interview de Panda Dub.

Involontairement, Keny Arkana s’est mon­trée d’une pré­ci­sion impla­cable pour déli­vrer L’Esquisse 3 six ans après le volume 2, douze ans après le pre­mier tome. Le rap a rap­pe­lé l’artiste et l’artiste a eu envie de rap­per, de lâcher cou­plets et refrains, de se pré­sen­ter à nou­veau avec bon­heur à son public qui n’attendait que ça.

Si l’on excepte le mini-album gra­tuit de 6 titres, État d’Urgence sor­ti comme un cri du cœur en 2016 en réac­tion aux évé­ne­ments tra­giques qui ont tou­ché la France et à une situa­tion poli­tique pesante, il aura fal­lu attendre 5 ans pour que Keny Arkana offre un nou­veau long pro­jet après son album de 2012, Tout tourne autour du soleil. 60 mois, ça peut sem­bler une éter­ni­té sur la time­line du rap, c’est pour­tant le temps néces­saire qu’il aura fal­lu à la rap­peuse basée à Marseille pour défendre son pré­cé­dent album, tour­ner en France et dans de nom­breux autres pays, frô­ler l’épuisement, visi­ter le monde, se res­sour­cer, vivre pen­dant plus d’un an au Mexique auprès des Zapatistes en adop­tant leur mode de vie, et enfin sen­tir à nou­veau l’appel du beat et de la rime.

Les fans de la pre­mière heure de Keny Arkana le savent : L’Esquisse annonce tou­jours un album l’année sui­vante. Et sur le plan musi­cal, ces pro­jets sont syno­nymes d’un retour à l’essence du rap pour l’artiste, presque à sa forme pri­male : une ins­tru, un texte, un enre­gis­tre­ment. Ce troi­sième volume, même publié douze ans après le pre­mier en applique les fon­da­men­taux : de la spon­ta­néi­té, de la créa­ti­vi­té, de l’énergie, des idées, du sens et du son. La rap­peuse renoue avec le plai­sir ins­tinc­tif de la rime et s’autorise les explo­ra­tions sonores comme les moments musi­caux les plus ludiques.

Site offi­ciel de Keny Arkana.

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